Les réseaux bancaires devront compenser la flambée du coût du risque
Les établissements français ont vanté leur modèle reposant sur de puissants réseaux de détail pour assurer leur résistance et leur capacité de rebond. Mais un panorama de la situation relativise cet optimisme (voir tableau).
Certes, les établissements hexagonaux font preuve d’un certain dynamisme commercial, tant dans la collecte de dépôts que dans leur activité de crédit. A la Société Générale par exemple, les encours moyens ont progressé de 5,7% dans les dépôts et de 12,6% dans le crédit. Au Crédit Agricole Ile-de-France (Cadif), on anticipe 9% de croissance de la collecte en 2009.
Mis à part dans le réseau de l’Ecureuil, en baisse de 11%, les revenus des banques de détail se sont tenus bon an, mal an. Constat identique pour les commissions, même si les commissions financières souffrent de la désaffection pour l’assurance-vie et la Bourse. Les marges sont bien orientées pour 2009, notamment grâce à la repentification de la courbe des taux.
Mais, paradoxalement, les comptes ne reflètent pas seulement l’activité des réseaux. Les caisses régionales des groupes mutualistes gèrent également leur trésorerie via une activité de marché –qui en a affecté plus d’une l’année dernière. Le Cadif a vu ses revenus pour compte propre chuter de 31%. L’impact de la crise sur les revenus des Caisses d’Epargne régionales a atteint 595 millions.
Le danger repose plutôt sur le manque de visibilité sur la montée du coût du risque en 2009. Ce dernier a déjà flambé en 2008 sous l’effet des défaillances de PME –dont l’ampleur cette année est difficile à anticiper. Un contexte qui devra obliger les acteurs à des efforts supplémentaires sur les frais de gestion.
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