Les profits de Goldman Sachs plongent, l’action recule
Le bénéfice net de Goldman Sachs a plongé de 69% au quatrième trimestre, pénalisé par une chute des revenus dans la banque d’investissement en raison de la baisse des activités de fusion-acquisition et d’introduction en Bourse dans un contexte d’incertitudes économiques.
L’action chutait de 7% vers 17h30 à la Bourse de New York, alors que les résultats du groupe sont ressortis en deçà des attentes des analystes.
Goldman Sachs a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars, ou 3,32 dollars par action, pour les trois derniers mois de l’année, contre 3,8 milliards de dollars, ou 10,81 dollars par action, un an plus tôt.
Le produit net bancaire (PNB) a chuté de 16% à 10,59 milliards de dollars, contre 12,64 milliards de dollars un an plus tôt.
Les analystes interrogés par FactSet anticipaient un bénéfice de 5,56 dollars par action et un PNB de 10,76 milliards de dollars pour le quatrième trimestre.
Chute de 48%
Dans la banque d’investissement, les revenus ont plongé de 48%, à 1,87 milliard de dollars, les commissions ayant pâti de la baisse des introductions en Bourse et autres opérations de titres des entreprises, telles que les augmentations de capital, dans un contexte d’incertitudes concernant l'économie.
La banque a également indiqué qu’elle avait provisionné 972 millions de dollars dans ses comptes du quatrième trimestre, contre 344 millions de dollars un an plus tôt, afin de couvrir d'éventuelles pertes sur ses crédits en raison «des inquiétudes macroéconomiques et géopolitiques».
La forte volatilité sur les marchés, provoquée notamment par les craintes au sujet de l’inflation et du resserrement monétaire, a contribué en revanche à stimuler le négoce d’obligations («trading»). Les revenus du trading de produits de taux ont bondi de 44%, à 2,69 milliards de dollars. Les recettes du trading d’actions ont quant à elles reculé de 5%, à 2,07 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Morgan Stanley voit grand pour financer la nouvelle économie américaine
La banque se dote d'une enveloppe de 1.500 milliards de dollars pour le lancement du U.S. Innovation Infrastructure Initiative, un programme décennal destiné à accompagner le financement des secteurs jugés stratégiques pour la sécurité économique et nationale du pays. -
Goldman Sachs poursuit son expansion dans les ETF optionnels en rachetant NEOS
La transaction pourrait atteindre 2,25 milliards de dollars et devrait être finalisée au 1er trimestre 2027. -
Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Le groupe de Ken Griffin va racheter le gros du portefeuille d'actions cotées de Situational Awareness. Ce dernier a surfé sur la vague de l'IA jusqu'à peser 45 milliards de dollars, avant de prendre de plein fouet la baisse des valeurs tech en juillet. Un rappel à l'ordre.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement