Les plans de réduction d’effectif s’accélèrent chez BNP Paribas
Alors que BNP Paribas et ses entités sont sous l’effet de quatre plans de départs volontaires, qui concernent au total environ 2.000 postes à travers le monde, le comité de groupe, qui s’est tenu ces deux derniers jours, a évoqué leur état d’avancement pour ce qui concerne la France.
La banque de financement et d’investissement (BFI) est la division la plus affectée par les réductions d’effectif. Sur les 1.400 postes touchés, 373 concernent la France. Certains partenaires sociaux ont peu de doutes sur le fait que l’objectif de la direction sera atteint à son échéance, en septembre – les départs s’échelonnant entre septembre et la fin de l’année. En effet, au dernier pointage, de source syndicale, 317 candidats auraient déposé un dossier pour bénéficier du plan de départs volontaires (lequel est moins contraignant pour l’employeur qu’un Plan de sauvegarde de l’emploi). Si le quota de 373 n’est pas atteint, des mobilités seront proposées dans d’autres entités du groupe. La banque a toujours assuré qu’il n’y aurait pas de départs contraints.
Les demandes prioritaires sont elles au nombre de 269, le solde étant représenté par des candidats travaillant dans des équipes non touchées par le plan ou ayant déjà atteint le nombre de départs requis. La progression a donc été relativement rapide par rapport au pointage précédent, qui faisait état de 187 demandes éligibles pour 251 demandes totales (L’Agefi du 19 avril).
Au sein de BNP Paribas Personal Finance (crédit à la consommation), 159 salariés auraient déposé un dossier sur les 244 suppressions de postes annoncées en juin 2011, selon la source syndicale. L’essentiel (environ 90%) consisterait en des reclassements internes. Concernant la division Leasing Solutions (crédit-bail), visée par 140 suppressions ou modifications de postes, les candidats seraient pour l’instant au nombre de 106, dont 67% seraient reclassés.
Alors que les plans avancent progressivement chez BNP Paribas (qui n’a pas fait de commentaires), la situation est nettement différente chez sa rivale Société Générale: sur les 880 suppressions dans la BFI à Paris, la banque aurait reçu, affirmait le journal Les Echos en avril, plus de 2.200 demandes.
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