Les notes des six plus grandes banques américaines mises en cause
Moody’s a annoncé jeudi 22 août qu’elle envisageait d’abaisser les notes de six des plus grandes banques américaines et qu’elle s’interrogeait sur le sort de deux autres, arguant du moindre soutien du gouvernement à ces groupes en cas de nouvelle crise financière à l’avenir, explique l’agence d'évaluation dans un communiqué.
Moody’s a précisé examiner les notes des créances prioritaires et subordonnées des holdings de ces banques.
JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d’actifs, dont la principale note se situe actuellement à A2, Wells Fargo, également notée A2, ainsi que les banques d’affaires Goldman Sachs (A3) et Morgan Stanley (Baa1) pourraient ainsi voir leur note abaissée à moyen terme. Bank of America (Baa2), deuxième banque américaine, et Citigroup (Baa2) font également l’objet d’un examen de la part de Moody’s. Mais l’agence ne veut pas préjuger de la direction d’une éventuelle modification de leurs notes, celles-ci ayant été auparavant sous surveillance pour un éventuel relèvement. Moody’s rappelle que Bank of New York Mellon et State Street, dont les notes étaient préalablement examinées en vue d’un abaissement, sont également dans le collimateur.
L’initiative de Moody’s emboîte le pas à sa concurrente Standard & Poor’s qui a publié une annonce similaire en juin. La réforme de Wall Street introduite par la loi Dood-Franck interdit l’utilisation de l’argent des contribuables pour le sauvetage des banques en difficulté. Elle exige l’instauration d’une autorité de résolution pour intervenir auprès des établissements financiers avant qu’ils soient au bord du gouffre, ce qui signifie un risque de pertes pour les créanciers. « Au cours de l’année passée, nous avons vu des progrès vers l’établissement d’un cadre pour résoudre de manière crédible ces grandes banques systémiquement importantes, comme les qualifie Dood-Franck Act », a expliqué Robert Young, directeur chez Moody’s.
Plus d'articles du même thème
-
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit une revue des actions du secteur dans la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Le jour d'aprèsAssurances et mégafeux : tout le monde sera indemnisé, ou presque
Une fois les feux maîtrisés, les milliers de personnes évacuées pourront retrouver leur domicile. Certains décrouvriront des dégâts de grande ampleur. Se pose alors la question de l'indemnisation -
Think againLe réchauffement climatique est plus brutal que prévu par le Giec. Donc...
Maintenant, il faut faciliter les recherches de géo-ingénierie, ces techniques de manipulation à grande échelle de l'environnement et du climat terrestre, pour « améliorer l’effet miroir » et tenter de rétablir la balance thermique -
Operation Epic HurryPourquoi Donald Trump hésite à intensifier la guerre contre l'Iran
Deux jours après avoir évoqué une « attaque massive », le président a finalement renoncé à de nouvelles frappes contre l'Iran. Un signe que la Maison Blanche semble reconsidérer sa stratégie militaire face à Téhéran