Les moins-values entament les résultats techniques d’Aviva France
A l’image de sa maison-mère, Aviva France affiche une activité opérationnelle relativement solide en 2011, en dépit d’une franche baisse de son résultat net. En effet, le résultat opérationnel (en normes IFRS) a progressé de 25%, à 543 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 6,1 milliards (-12,8%). Cette tendance s’explique par des éléments techniques favorables, notamment en assurances dommages.
Le ratio combiné s’est nettement amélioré, passant de 98,2% en 2010 à 91,6% en 2011. «Nous avons enregistré un recul de la sinistralité, du fait notamment d’une situation climatique favorable», note Philippe Gravier, directeur financier d’Aviva France. L’année 2010 avait, elle, été marquée par une succession de catastrophes naturelles, comme la tempête Xynthia. Le dirigeant évoque également un strict contrôle des coûts, en hausse de 1,7% pour Aviva France en 2011, ainsi qu’un «excédent de réserves IFRS liées à la gestion des sinistres des années antérieures, que nous avons repris».
La situation est plus mitigée en assurance vie. Le taux de rendement interne (TRI), qui s’applique aux affaires nouvelles, a progressé de 2,2 points, à 11,4%. «Cette progression est due pour partie à la diversification de nos activités, notamment en faveur de la prévoyance. Celle-ci a représenté 4% de notre collecte brute en 2011. La prévoyance est un axe de développement», explique Philippe Gravier. En revanche, le dirigeant ne précise pas si la filiale a réintégré une partie de sa provision pour participation aux excédents afin d’améliorer le rendement des contrats.
A l’instar de la plupart de ses concurrents, la collecte en vie, épargne, retraite a été difficile. De fait, Aviva France affiche une décollecte de 360 millions d’euros. Le montant des affaires nouvelles diminue de 19% (à 4,6 milliards). Malgré tout, l’encours total en vie ne recule que de 1%, à 71,2 milliards. En gestion d’actifs, Aviva Investors France stabilise ses encours gérés à 79,7 milliards d’euros (-1%).
Aviva paye surtout son écot à la crise à travers son bénéfice net (IFRS), lequel recule de 45%, à 166 millions d’euros en raison de la mise en valeur de marché des placements non inclus dans les fonds vie. Ces moins-values latentes auraient été en partie récupérées depuis le début de l’année 2012. Les dettes souveraines étant majoritairement incluses dans les fonds vie, elles n’ont que peu d’effet sur le résultat net 2011.
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