Les inondations en Thaïlande pèseront sur les résultats de Scor
Les catastrophes naturelles pèsent sur les performances de Scor. Le réassureur a estimé ses pertes dues aux inondations en Thaïlande, qui ont coûté la vie à plus de 600 personnes, à 140 millions d’euros nets de rétrocessions avant impôts. Une estimation qui repose sur un coût total estimé pour le marché de 9 à 11 milliards, dont 10 à 15% liés au marché domestique, 65 à 70% de coentreprises ou filiales locales et succursales de sociétés japonaises, et «jusqu'à 20%» d’opérations régionales d’assureurs internationaux.
Raymond James estime que «ce montant de 140 millions d’euros nets avant impôts est proche de notre prévision de résultat pour le quatrième trimestre. Ce dernier trimestre devrait donc se solder par un résultat proche de 0». Le courtier prévoit ainsi un résultat annuel «très proche du niveau dégagé sur les 9 premiers mois, à savoir 228 millions d’euros ». Le réassureur a enregistré un résultat net de 188 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 70,1% sur un an mais en recul de 14,5% sur les neuf premiers mois de l’année. Jeudi, Moody’s a confirmé la note de solidité financière du groupe à «A2» et la notation de la dette subordonnée à «Baa1» avec une perspective positive.
Globalement, Scor estime que les pertes dues aux catastrophes naturelles vont «dépasser largement» les 100 milliards de dollars cette année, soit «le deuxième montant le plus élevé jamais enregistré». Swiss Re tablait jeudi dernier sur un coût total de 108 milliards pour le secteur. Un bilan qui a incité Scor à étendre son programme d’émission d’obligations catastrophes en émettant la semaine dernière une nouvelle ligne de 270 millions de dollars pour se couvrir contre le risque d’intempéries aux Etats-Unis jusqu’au 31 décembre 2014, et de 50 millions d’euros contre les tempêtes en Europe.
Scor avait tiré en juillet dernier à hauteur de 75 millions d’euros sur des titres de capital contingent sept mois seulement après le lancement de ce programme mis à sa disposition par UBS, en raison de l’accumulation exceptionnelle de catastrophes naturelles au premier trimestre 2011.
Swiss Re et Munich Re ont estimé respectivement à 600 millions de dollar et 500 millions d’euros le coût du sinistre thaïlandais. Plus surprenant, la Caisse centrale de réassurance (CCR) a été très touchée par les inondations et a annoncé à ses contreparties son retrait de Thaïlande, d’Australie et de Nouvelle-Zélande.
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