Les grandes banques européennes détaillent leurs activités américaines
La Réserve fédérale américaine (Fed) a publié mardi les premiers résultats financiers des holdings américaines créées au 1er juillet par Barclays, BNP Paribas, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSBC et UBS. Cesintermediate holding companies (IHC) regroupent la majorité de leurs activités sur le territoire, mais pas les succursales.
La banque la plus profitable est BNP Paribas avec 958 millions de dollars (895 millions d’euros) de bénéfice avant impôt réalisé aux Etats-Unis sur les neuf premiers mois de l’année, pour un produit net bancaire de 3,87 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Pour comparaison, le groupe a réalisé sur la même période un bénéfice avant impôt de 8,9 milliards d’euros et un produit net bancaire de 32,75 milliards. La holding américaine représente donc 10% du bénéfice avant impôt de BNP Paribas et 11% de son chiffre d’affaires. Avec 15.059 employés en équivalent temps plein, elle représente environ 8% des effectifs. L’IHC compte 147 milliards d’actifs auxquels il faut encore ajouter ceux des succursales.
Certains chiffres peuvent prêter à confusion. Ainsi l’IHC américaine de Deutsche Bank a réalisé sur les neuf premiers mois de l’année un résultat net de 635 millions de dollars, soit plus que le groupe Deutsche Bank dans son ensemble qui a publié un résultat net de 572 millions de dollars (534 millions d’euros) sur la même période. Selon un proche du dossier cité par Bloomberg, les résultats américains comprennent des transactions intragroupes faussant la profitabilité entre les divisions géographiques. Ces bénéfices ou pertes intragroupes s’annulent lors de la consolidation dans les résultats totaux du groupe.
Autre originalité : la holding américaine d’UBS a publié un résultat net de 1,4 milliard de dollars, mais celui-ci comprend un crédit d’impôt de 1,3 milliard, dû aux pertes d’UBS durant la crise financière. Avant impôt, le bénéfice net n’est que de 123 millions. Les IHC de Credit Suisse et HSBC ont publié des pertes nettes respectives de 942 millions et 443 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année. La division américaine de HSBC avait pourtant publié, le 7 novembre dernier, un bénéfice net de 400 millions de dollars sur la même période.
De son côté, la Société Générale n’a finalement pas créé d’IHC car ses actifs aux Etats-Unis sont inférieurs au seuil requis de 50 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose. -
Nickel lance un compte pour les pros
La banque a vu son développement s’accélérer légèrement sur le marché français, avec l’ouverture de 210.000 comptes au premier trimestre 2026, contre un rythme mensuel à 60.000 précédemment. -
Pour prendre la main sur Delfin, un héritier Del Vecchio envisage de se passer des banques
Leonardo Maria Del Vecchio souhaite racheter les parts de deux de ses frères et sœurs pour monter à 37,5% de la holding familiale italienne actionnaire d’EssilorLuxottica et de Generali. Il se serait rapproché d’Apollo alors que BNP Paribas prendrait ses distances sur le projet.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
« Le DPE, c'est la quintessence de l'échec normatif français »
Pour tenter de donner une réponse à la crise du logement qui frappe la France, le think tank GénérationLibre a publié une note sur l’impact du DPE sur le marché de l’immobilier -
HorlogerieAbyssal
Quand l’esthétique organique des coraux de l’artiste Aude Franjou dialogue avec des montres, elle se mue en un écosystème singulier. -
A guichet fermé
Elles donnent l’heure, mais d’une façon totalement inédite. Les montres à guichet reviennent en force et séduisent autant les collectionneurs esthètes que les fans de belles mécaniques.