Les fonds monétaires ont pesé sur les gestions des banques françaises
La très forte volatilité des marchés au troisième trimestre a affecté les filiales de gestion d’actifs des banques françaises. Toutefois, celles-ci l’ont été assez diversement (voir tableau).
Natixis Global Asset Management (GAM) et, dans une moindre mesure, Axa Investment Managers (IM), tirent leur épingle du jeu. Les deux sociétés de gestion ont enregistré une collecte positive entre les mois de juillet et septembre: 3,1 milliards d’euros pour Natixis GAM et un milliard pour Axa IM. La filiale de la banque de gros de BPCE réalise ainsi son meilleur trimestre en 2011 et affiche une collecte positive de 5,7 milliards depuis le début de l’année. Elle bénéficie notamment de sa forte présente aux Etats-Unis, qui pèsent 41% de ses actifs sous gestion au 30 septembre. Natixis GAM parvient à enregistrer un collecte positive sur les supports monétaires (+1,1 milliard d’euros depuis janvier). Elle parvient ainsi à neutraliser quasiment l’effet de marché, puisque la valeur de ses encours ne diminue que de 1,5%.
Les deux grands perdants sont BNP Paribas et Amundi, filiale à 75% de Crédit Agricole SA (CASA). Ce dernier a subi de plein fouet la chute des marchés pendant l’été. Après une collecte nette positive de 1,7 milliard d’euros au premier semestre, il décollecte de plus de 13,2 milliards sur le seul trimestre suivant. Ses fonds monétaires essuient d’importants retraits : 4,8 milliards au premier semestre et 15,3 milliards au troisième trimestre.
La sanction est encore plus sévère pour BNP Paribas, qui cumule 22,5 milliards de décollecte depuis le début de l’année. Après avoir affiché une collecte de 900 millions entre janvier et mars, le groupe a subi des retraits de 8,8 milliards au deuxième trimestre et de 14,5 milliards au suivant.
{"title":"","image":"77638»,"legend":"RESULTATS ACTIVITES DE GESTION T3»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre -
Etats-Unis : Pete Hegseth dans l’œil du cyclone après la déroute républicaine aux midterms
Artisan de la guerre en Iran, qui a lourdement pesé dans la déroute républicaine aux élections de mi-mandat, Pete Hegseth pourrait faire l’objet d’un vote de mise en accusation dès la semaine prochaine. Donald Trump assure vouloir conserver son chef du Pentagone, mais s’interrogerait en coulisses sur l’opportunité de le remplacer