Les dommages causés par Ciaran et Domingos en France s'élèvent à 1,3 milliard d’euros
La facture est salée ! Alors que les premiers chiffres avaient déjà été révisés plusieurs fois et que le spécialiste de l’expertise sinistre Saretec estimait à 650 millions le coût probable des dégâts engendrés par Ciaran et Domingos en France, la note est finalement bien plus élevée selon France Assureurs qui chiffre le coût total des dommages à 1,3 milliard d’euros. Soit le double.
Cet écart est en grande partie dû aux nombreuses coupures d’électricité qui ont retardé les déclarations de sinistres. Raison pour laquelle les assureurs ont très rapidement allongé le délai de déclaration à 30 jours et régulièrement révisé leurs calculs.
Des dégâts plus importants que prévu
Survenues entre le 1ᵉʳ et le 5 novembre 2023 sur toute la façade ouest de la France, les tempêtes convectives Ciaran et Domingos ont causé des dégâts importants en Bretagne, Normandie, Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’en Nouvelle Aquitaine et en Corse. Au total, France Assureurs enregistre 517.000 sinistres, essentiellement sur des logements de particuliers. «91% de ces sinistres concernent des logements de particuliers, 5% des biens professionnels (agricoles et de collectivités locales) et 4% des automobiles», précise la fédération. Et ces chiffres ne tiennent pas compte des inondations survenues depuis le lundi 6 novembre dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord.
De plus en plus fréquentes en raison du dérèglement climatique, les tempêtes convectives comme Ciaran et Domingos sont sources de dommages multiples, tels que des toitures arrachées, des inondations ou encore des véhicules endommagés et représentent un risque complexe en termes de modélisation et d’indemnisations pour les assureurs.
Si ces deux événements climatiques n’ont pas été aussi dévastateurs que Lothar et Martin en 1999 dont le coût des sinistres en métropole avait atteint le montant exceptionnel de 13,8 milliards d’euros, Ciaran et Domingos se classent déjà en 5ᵉ position, juste derrière Xynthia en 2010 qui avait provoqué 2 milliards d’euros de dommages.
Plus d'articles du même thème
-
Generali revoit sa gouvernance et confirme Giulio Terzariol en tant que numéro deux du groupe
Afin d’anticiper le prochain cycle stratégique à horizon 2030, l’assureur italien fait évoluer sa gouvernance et réorganise ses marchés en cinq régions. L’objectif affiché est de simplifier et accélérer le schéma décisionnel mais aussi de renforcer les synergies entre ses activités. -
Un redressement vigoureux de la Sécurité sociale s’impose selon la Cour des comptes
Alors que s’ouvre tout juste l’examen de la partie recettes du projet de loi de finances de la Sécurité sociale à l’Assemblée, la Cour des comptes souligne la nécessité d’engager un redressement de 10 milliards d’euros dès 2027 et l’urgence de trouver une solution de financement durable de la Sécurité sociale. -
CNP Assurances mise 3,5 milliards d’euros pour son expansion en Amérique latine
La filiale de la Banque postale acquiert les filiales brésilienne et mexicaine de Prudential Financial, profitant de la volonté de désengagement des marchés émergents du groupe américain.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Corse : la droite sénatoriale douche les espoirs des autonomistes, sans les enterrer
La commission des lois de la chambre haute a émis ses réserves, mercredi, sur plusieurs points du projet d’autonomie. Si le Sénat est enclin à adopter un texte, celui-ci pourrait ne pas satisfaire les élus corses -
Retailleau-Lisnard: quand resurgit le débat sur la primaire
Désormais au coude à coude dans les sondages, le candidat LR, Bruno Retailleau, et celui de Nouvelle énergie, David Lisnard, ont déjeuné ensemble mercredi à l'initiative de Robert Ménard. Au menu : la primaire -
CousinadeA droite, la gageure du rassemblement
Pour les électeurs de droite, le « socle commun » n'existe pas. Dans cet espace politique, deux familles se regardent en chiens de faïence : les électeurs de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe, tentés par la gauche, et ceux de Bruno Retailleau et David Lisnard, attirés par Marine Le Pen