Les BFI américaines redoutent un premier trimestre rude
Les revenus devraient chuter de 15% à 25% en raison de conditions difficiles et d’un effet de base défavorable. Avec à la clé, de nouvelles réductions de coûts possibles.
Publié le
Antoine Duroyon
Les émissions nouvelles se font plus rares sur les marchés actions, autant de manque à gagner pour les grandes banques américaines.
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L’année 2016 commence bien mal pour les grandes banques américaines. D’importance capitale, puisqu’il représente habituellement plus d’un tiers des revenus de l’année, le premier trimestre sera douloureux pour les BFI, ont prévenu plusieurs dirigeants. Dernier en date à alerter, le directeur financier de Citigroup, John Gerspach, évoque une baisse des revenus de 15% dans les activités de marchés et de 25% dans la banque d’investissement et le conseil comparé au premier trimestre 2015.
«Dans le fixed income, la pression se maintient sur les produits de spread. Pour les taux et les changes, la banque doit faire face à un effet de base défavorable vu le bon premier trimestre réalisé il y a un an. Sur les marchés actions, le marché est difficile avec un décrochage du niveau de nouvelles émissions et un manque général d’activité de la part de la clientèle», décrypte le responsable qui s’est exprimé mardi lors d’une conférence organisée par RBC Capital Markets. Taux bas, chute des prix des matières premières et volatilité des marchés boursiers constituent un cocktail particulièrement nocif en ce début d’année.
Résultat, Citigroup s’attend à comptabiliser une charge de 400 millions de dollars au premier trimestre «afin de reconfigurer à la fois l’infrastructure et les capacités» dans un environnement difficile. Même tendance chez les autres acteurs du marché. Daniel Pinto, le patron de la banque d’investissement de JPMorgan, parle d’une baisse des revenus des commissions de 25% dans la banque d’investissement et de 20% dans le trading. Barclays s’attend à un recul qu’il ne chiffre pas, en raison notamment de son incapacité à atteindre le niveau élevé d’activité de mars 2015. Enfin chez Goldman Sachs, les remous pourraient déboucher sur une réduction de 5 à 10% des effectifs de la division FICC (taux, changes et matières premières), selon Reuters.
Quelles sont les perspectives pour le reste de l’année ? Si John Gerspach se dit confiant dans la capacité de la banque à compenser une partie du déclin sur la suite de 2016, grâce notamment aux opérations de M&A, la recherche de JPMorgan est moins optimiste. L’analyste Kian Abouhossein s’attend à ce que les revenus de l’industrie déclinent de 21% cette année. Plus précisément, ils devraient baisser de 18% pour le segment FICC, de 16% pour les actions et 29% pour le conseil et la banque d’investissement.
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