Les bénéfices de HSBC plongent avec la banque d’investissement et les créances douteuses
HSBC a souffert de la conjoncture au troisième trimestre. Hors éléments exceptionnels, la banque a enregistré une chute de ses bénéfices à hauteur de 36% sur le trimestre, à 3 milliards de dollars. En cause, le recul des revenus dans la division d’investissement (Global Banking Markets) à 3,16 milliards de dollars sur le trimestre, comparé à 4,22 milliards une année auparavant. Fortement touchés par la crise de la zone euro, les secteurs du crédit et des taux ont plongé dans le rouge alors que les autres activités de la banque d’investissement, en particulier les opérations de change et les actions, sont parvenues à tirer leur épingle du jeu.
Le groupe a aussi souffert d’une hausse des provisions pour créances douteuses, en particulier aux Etats-Unis. Au total, elles s’élèvent à 3,89 milliards de dollars sur le trimestre, comparé à 3,14 milliards une année auparavant. «Nous avons constaté qu’en septembre, un nombre important de nos clients aux Etats-Unis avaient cessé de rembourser leurs prêts» a signalé Ian Mackay, directeur financier du groupe. Selon lui, il est toutefois trop tôt pour savoir s’il ne s’agissait que d’un contretemps ou bien d’une tendance plus lourde, signalant néanmoins que le mois d’octobre avait montré quelques signes de stabilisation.
Sur le trimestre, les revenus de la banque ont atteint 21,5 milliards de dollars, en hausse de 15% par rapport à la même période en 2010, tandis que son ratio de fonds propres «tier 1» atteignait 10,6% au 30 septembre. La banque a également progressé dans la restructuration de ses activités, conformément au plan stratégique annoncé en mai: quatorze activités ont été cédées dont onze depuis le mois de juin et 5.000 emplois ont été supprimés jusqu’à présent cette année, sur un total de 30.000 suppressions attendues d’ici à 2013.
Interrogé sur la probabilité d’un déménagement du siège de HSBC, le directeur général Stuart Gulliver a indiqué que la décision ne serait pas prise à la fin du mois de novembre mais plutôt dans les 12 à 18 prochains mois: il s’agit d’«un problème non négligeable et nous attendons de connaître avec plus de précision les intentions du gouvernement britannique en regard des recommandations de la commission bancaire britannique». Selon Stuart Gulliver, la réforme du secteur bancaire outre-Manche pourrait se traduire par des coûts additionnels de 2,5 milliards de dollars par an pour HSBC.
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