Les banquiers délocalisés hors de Londres risquent de gagner moins
Si les banques britanniques délocalisent leurs employés sur le continent à cause du Brexit, ces derniers gagneront sûrement moins… mais seront peut-être plus heureux, selon un sondage d’Emolument publié vendredi. Le site d’évaluation de salaires a analysé la rémunération annuelle de 4.475 banquiers à Londres, Paris, Francfort et Milan, et interrogé 1.065 banquiers sur leur environnement de travail. Résultat : de l’analyste au managing director, Londres offre de meilleurs salaires et bonus.
Un vice-président, par exemple, gagnera à Londres en moyenne 117.000 livres (131.000 euros) en salaire et 57.000 livres en bonus, contre respectivement 90.000 et 64.000 à Paris, 108.000 et 31.000 à Francfort, et 85.000 et 38.000 à Milan. Comme le reflète cet exemple, à Paris les bonus peuvent représenter jusqu’à 49% de la rémunération, tandis qu’à Francfort ils sont plus faibles mais les salaires de base plus élevés. De manière générale, Francfort arrive deuxième derrière Londres pour les postes juniors tandis que Paris est deuxième pour les postes seniors.
Les critères de qualité de vie ne joueraient pas en faveur de Paris. Ainsi, 70% des banquiers vivant à Francfort considèrent avoir un bon équilibre entre leur vie professionnelle et privée, contre 59% à Paris, le score le plus bas des quatre villes étudiées. Paris obtient également le pire score en termes d’engagement «à 110%» pour l’entreprise.
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