Les banques systémiques soumises à une surcharge seront connues fin 2014
Elles seront finalement 29, une de plus qu’en juillet: 29 banques d’importance systémique au niveau mondial, qui devront supporter à compter du 1er janvier 2016 des contraintes en capital supplémentaires allant de 1% à 2,5% de ratio core tier one. Le Conseil de stabilité financière (FSB) en a publié la liste vendredi, au grand dam de ceux qui, comme en France, réclamaient l’anonymat. Mais il les classera par catégorie de surcharge en capital en novembre 2012 seulement. BNP Paribas, BPCE, le Crédit Agricole et la Société Générale figurent dans la liste côté français, ainsi que Dexia. En Europe, on retrouve Barclays, Commerzbank, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, ING, Lloyds, Nordea, RBS, Santander, UBS et UniCredit. Manquent donc à l’appel BBVA ou encore Intesa. Côté américain, tous les grands noms sont là: BoA, Bank of New York, Citi, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley et Wells Fargo. Quatre groupes représentent l’Asie: un seul chinois, Bank of China, et trois japonais, Mitsubishi UFJ, Mizuho et Sumitomo Mitsui.
La liste sera mise à jour chaque année en novembre. Et seules les banques présentes dans la «promotion 2014» devront supporter la surcharge en capital en 2016.
En revanche, les 29 noms dévoilés vendredi auront à respecter dès fin 2012 le deuxième volet de la supervision des G-SiFis: l’existence d’un plan de redressement ou de liquidation ordonnée en cas de crise. Le FSB - dont les banquiers centraux canadien et suisse Mark Carney et Philipp Hildebrand prennent respectivement la présidence et la vice-présidence - a publié le même jour ses recommandations définitives en la matière. Chaque juridiction devra mettre en place un régime de résolution qui préserve le contribuable de pertes et met à contribution les actionnaires et créanciers «par ordre de séniorité» (L’Agefi Quotidien du 20 juillet).
Reste un troisième pilier pour circonscrire le risque des banques systémiques: l’amélioration des capacités de supervision. «Des systèmes informatiques inadaptés et l’architecture des données chez les SiFis pénalisent les pratiques de gestion des risques, telles que les tests de résistance, ainsi que le contrôle des superviseurs», note le FSB. Ces sujets, ainsi que le niveau de ressources des superviseurs, feront l’objet de rapports et de recommandations d’ici à fin 2012. Les grandes banques devront remédier à la situation pour début 2016.
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle