Les Banques Populaires veulent mieux financer l’innovation
La France compte 10.000 start-up et 66.000 entreprises innovantes de plus de dix salariés qui ne demandent qu’à financer leur croissance. Mais comment ? Hier, le groupe Banque populaire a présenté un dispositif d’accompagnement dédié, baptisé Next Innov. L’établissement a labellisé 50 de ses 150 centres d’affaires entreprises pour créer, en nombre d’implantations, «le plus grand réseau d’accompagnement bancaire des entreprises innovantes en France».
Concrètement, dans chacun de ces centres labellisés, un conseiller référent innovation spécialement formé devra identifier en une heure le potentiel d’affaires d’une start-up ou d’une d’entreprise et lui proposer soit une solution de financement spécifique, soit un accompagnement (dans un incubateur local, à l’étranger…).
Très présent auprès des petites et très petites entreprises, le groupe veut financer leur croissance et développer son ancrage auprès des PME-ETI. Il est le premier apporteur de garantie de financement de Bpifrance, devant le Crédit Agricole et BNP Paribas. «Nous accompagnons 45.000 créateurs d’entreprises par an, et dans certaines régions - Lyon, le Jura, les Vosges -, nous avons jusqu’à 50% de parts de marché, explique Christophe Descos, directeur du marché des entreprises et des institutionnels Banques Populaires. Nous voulons être aussi forts pour les accompagner dans leurs projets de croissance. Mais nos dispositifs ne correspondaient pas forcément aux entreprises innovantes.»
Les investissements immatériels en donnent un bon exemple : catégorisés comme des dépenses courantes, ils ne peuvent pas bénéficier d’un classique prêt d’équipement. Pourtant, certaines charges engendreront de la compétitivité à terme, comme lorsqu’une entreprise souhaite créer un département R&D, un site de e-commerce, ou une direction export.
L’offre de financement répondant à ces problématiques a été lancée dès 2014 par l’enseigne en partenariat avec le Fonds européen d’investissement (FEI). Deux ans et demi plus tard, le prêt Innov&Plus a permis de financer 1.000 entreprises à hauteur de 250 millions d’euros en tout. Le partenariat a été renouvelé en 2016. Pour accompagner la croissance des entreprises à l’étranger, les Banques Populaires mettent en avant Pramex International, filiale de BPCE. Cette dernière a ouvert deux bureaux supplémentaires cette année, à San Francisco et à Barcelone.
Plus d'articles du même thème
-
MPS tente de garder la maîtrise de son destin
Portée par des comptes trimestriels meilleurs que prévu, la banque toscane envisage des options de défense. -
Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
En rachetant Ifsam à FNZ, Oddo BHF étoffe sa plateforme de fonds et renforce sa présence auprès des banques privées et gestionnaires de patrimoine. -
Commerzbank change de ton face à UniCredit
La banque allemande qui présentait ses résultats trimestriels ce 6 août s’est montrée moins hostile vis-à-vis de sa rivale italienne qui détient désormais près de 50% de son capital. Forte d’un nouveau trimestre solide, la patronne de Commerzbank, Bettina Orlopp, s’est pour la première fois dite ouverte aux discussions avec son homologue italien Andrea Orcel.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur