Les banques françaises n’échapperont pas à un rude premier trimestre
BNP Paribas et la Société Générale inaugureront mardi puis mercredi la saison des résultats trimestriels des banques françaises. BPCE et sa filiale cotée Natixis, puis Crédit Agricole SA (CASA), se prêteront le 10 et 12 mai à l’exercice. Dans un environnement difficile, le consensus Bloomberg s’attend à une baisse marquée des résultats ajustés, qui pourrait notamment atteindre 25% à la Société Générale et 40% pour BNP Paribas.
« Le premier trimestre a été rude pour les BFI, mais le marché est conscient des tendances après les publications des banques américaines », résume UBS. « Cependant, il est peu probable que la BFI de BNP Paribas présente le même niveau de flexibilité des coûts que celui observé chez ses consœurs américaines », avertit la banque. Pour y remédier, BNP Paribas a annoncé mi-avril 675 suppressions de postes en France, sans préciser quelle pourrait être l’ampleur des coupes au-delà des frontières.
Au-delà de la BFI, également mise au régime à la Société Générale, le sujet du contrôle des coûts sera au cœur des publications. Le marché sera attentif à l’avancement des 850 millions d’euros d’économies annoncés en août par la Société Générale, ainsi qu’aux précisions concernant le plan de 900 millions dévoilé par CASA en mars.
Dans la banque de détail française, toujours confrontée à un environnement de taux bas et à une demande de crédit convalescente, la base de comparaison par rapport au premier trimestre 2015 devrait être favorable, en particulier pour BNP Paribas. Les analystes seront cependant attentifs à l’évolution de la vague de renégociations de crédit qui avait porté les commissions l’an dernier, ainsi qu’aux plans de transformation des réseaux.
A l’étranger, la stabilisation du rouble et des prix du pétrole pourrait conduire la Société Générale à réviser à la baisse sa perte anticipée en Russie, tandis que le coût du risque de la filiale italienne de BNP Paribas, BNL, sera scruté.
Parmi les sujets du moment figureront également les déboires de la Société Générale, qui devrait communiquer sur le scandale du Panama Papers, en amont de l’audition de Frédéric Oudéa le 11 mai devant par la commission des Finances du Sénat. CASA pourrait par ailleurs apporter des précisions sur son projet de simplification financière. Le 18 avril, l’AMF a débouté les porteurs de certificats coopératifs d’investissement (CCI) de leur demande d’offre publique de retrait.
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