Les banques décrochent des concessions sur le ratio de liquidité à un mois
L’année 2013 démarre sur de bons rails pour le secteur bancaire. Le groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), l’organe de gouvernance du Comité de Bâle, a décidé hier d’assouplir et d'étaler dans le temps la mise en oeuvre d’une nouvelle règle de liquidité.
Les prêteurs pourront recourir à certaines actions, aux obligations corporate notées jusqu'à BBB- et aux prêts immobiliers titrisés pour atteindre ce ratio de couverture de liquidité (LCR). Les décotes par rapport à la valeur nominale iront de 25% (pour les RMBS notés AA ou au dessus) à 50%. Ces instruments additionnels, après décote, ne pourront pas représenter plus de 15% des actifs liquides de haute qualité (HQLA). Les établissements auront en outre quatre années supplémentaires, à partir de janvier 2015, pour s’y conformer.
«Pour la première fois dans l’histoire de la régulation, nous disposons d’une véritable règle minimale mondiale en matière de liquidité bancaire», s’est réjoui le président du GHOS, Mervyn King. «Plus important, la mise en place d’un calendrier étalé pour la mise en application du ratio de couverture de liquidité [...] aura pour effet que la nouvelle règle de liquidité ne réduira en rien la capacité du système bancaire mondial à financer la reprise», a-t-il ajouté.
Le LCR doit contraindre les banques à détenir suffisamment d’actifs liquides pour survivre à un resserrement du crédit durant trente jours. Il est l’un des éléments clés des normes dites Bâle 3 sur la solvabilité et la liquidité. Selon le calendrier adopté hier, les banques devront respecter un LCR minimal de 60% en 2015, lequel augmentera de 10 points de pourcentage par an pour atteindre 100% en 2019. Le «scénario de tension» utilisé pour calculer le montant de liquidités en cas de ruée des déposants a également été assoupli.
«Le GHOS a aussi conclu que, les dépôts avec les banques centrales étant la principale, voire parfois la seule, source de liquidité fiable, l’interaction entre le LCR et les facilités des banques centrales est d’une importance extrême». L’approfondissement de cet enjeu sera poursuivi. En outre, le Comité fait du ratio de liquidité à un an (NFSR) sa priorité au cours des deux prochaines années.
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