Les banques britanniques dans l’attente du verdict de la commission Vickers
Les conclusions de la commission Vickers attendues aujourd’hui risquent de mettre sous pression les banques britanniques. D’après le Financial Times, la réforme pourrait coûter environ 6 milliards de livres par an aux établissements financiers du pays. Une estimation qui serait néanmoins inférieure à celles de certains analystes qui prévoyaient un coût proche des 10 milliards de livres. Le Premier ministre, David Cameron, a décidé vendredi d’endosser les conclusions de la commission Vickers.
Le coût supplémentaire résulterait principalement d’une hausse du coût de financement des activités qui ne bénéficieraient plus de la garantie de l’Etat et de la diversification actuelle des opérations. La commission pourrait également imposer des règles destinées à favoriser la concurrence entre les établissements. «Je ne pense pas que l’impact sera important pour HSBC» indique Sally Ng, analyste chez China International Capital. «L’impact le plus important sera concentré sur les banques qui n’ont pas suffisamment de financements par les activités de détail», soit Barclays, Lloyds et RBS.
Une séparation entre les activités de banque de détail et de banque de financement et d’investissement (BFI) devrait être imposée. Les banques et les clients devraient néanmoins être laissées libres de choisir individuellement où se situe la frontière entre les deux activités, afin de pouvoir continuer à faire transiter les ressources entre banque de détail et BFI et de ne pas être contraint de réécrire les contrats de travail de tous les employés.
De quoi soulager Barclays, RBS et HSBC qui craignaient un retour au «Glass-Steagall Act», tout en évitant que l’Etat britannique ne soit contraint, comme en 2008, de venir au secours de groupes bancaires « too big to fail ». Mais la législation devrait seulement être adoptée dans les trois prochaines années, et sa mise en place étalée dans le temps.
Le ministre des finances, George Osborne, a clairement ouvert la porte ce week-end, lors du sommet du G7 à Marseille, à la mise en place par la Banque d’Angleterre d’un nouveau train de mesures d’assouplissement quantitatif. Adam Posen, un membre externe de la BoE, devrait annoncer demain son soutien à une politique de rachat non seulement de titres souverains britanniques mais également d’actifs risqués. Des mesures qui devraient atténuer la pression qui s’exercent sur les banques du pays.
Plus d'articles du même thème
-
Le gouvernement turc crée un conseil pour la liquidation forcée des fonds
De nouvelles mesures ont été discutées pour le renforcement de la supervision des marchés en Turquie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan. -
Nexity lance Nex'One pour accompagner la distribution de ses produits immobiliers auprès des CGP
Le promoteur immobilier lance une plateforme permettant de simuler le rendement et l'investissement nécessaire d'une acquisition immobilière. -
Les prix de l’énergie restent cruciaux pour les marchés obligataires
Il est difficile de dissocier les anticipations de taux d'intérêt à court terme des fluctuations des marchés mondiaux de l'énergie.
ETF à la Une
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le gendarme bancaire et financier alerte à nouveau sur le risque quantique
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Wero engage sa seconde croisade en Europe, soutenu par BNP Paribas
Contenu de nos partenaires
-
L’âge d’or et de raison d’Amouage
Depuis sept ans, Renaud Salmon accompagne la mue de la maison omanaise de parfumerie Amouage. Pour ses deux nouvelles créations extrêmement concentrées, Overture 41 et Decision 42, le directeur créatif livre une partition de haute-volée. -
Hôtellerie de luxe : le Gard s'impose comme la destination chic de l'automne
Entre Castillon-du-Gard et Uzès, quinze kilomètres suffisent pour traverser les siècles. Deux hôtels cinq étoiles ponctuent cette échappée dans un Sud encore lumineux, enfin libéré de la foule estivale. Ici, le luxe tient à une équation simple : le temps et l'espace. -
« Comme une Constitution » : Ce que contient l’accord sur l’IA de Donald Trump avec la Silicon Valley
Mardi, le président américain a signé un accord d’autorégulation avec les patrons de l’IA. Le texte prévoit surtout la mise en place d’audits pour vérifier la conformité des modèles aux normes de cybersécurité