Les actionnaires d’UBS approuvent massivement les bonus 2014 de la direction
Pour leur premier vote obligatoire concernant les rémunérations des dirigeants, les actionnaires d’UBS se sont montrés très conciliants. Lors de l’Assemblée générale réunie jeudi dernier, deux jours après la publication des bons résultats de la banque au premier trimestre 2015, ces derniers ont approuvé à 89,73% la résolution fixant à 58 millions de francs suisses l’enveloppe de bonus des membres du comité exécutif du groupe.
Outre la validation de cette enveloppe, les actionnaires se sont aussi prononcés à 94,92% en faveur de l’enveloppe maximale de rémunération fixe de 25 millions de francs suisses dont le comité exécutif sera destinataire en 2016. La résolution 7, qui fixe à 14 millions de francs suisses le montant maximal des jetons de présence des administrateurs en 2015, a quant à elle recueilli 91,69% de «oui».
La consultation désormais obligatoire sur ces sujets provient de l’initiative populaire visant à encadrer plus strictement les pratiques salariales des sociétés cotées, qui avait été organisée en mars 2013. Soutenues à 67,9%, ces mesures contenaient aussi des dispositions sur la limitation de la durée du mandat des administrateurs à un an ou l’interdiction des «primes de bienvenue». Elles avaient été transposées dans le droit par une ordonnance fédérale en novembre 2013, dont la partie relevant des bonus est entrée en vigueur le 1er janvier dernier.
Généreuses, les rémunérations variables n’en demeurent pas moins en retrait par rapport à l’enveloppe globale de 62,6 millions de francs suisses accordée au titre de 2013. Et pour cause, puisqu’elles sont liées au profit ajusté avant impôts d’UBS, qui avait chuté l’an dernier de 4,1 milliards de francs suisses à 2,8 milliards. L’enveloppe sera versée au maximum à 20% en cash dès cette année. Au moins 50% des émoluments seront payés en actions entre 2018 et 2020, et au moins 30% seront acquis en 2020 sous la forme d’instruments de dette «additional tier 1».
Fin avril, la proposition de Commerzbank de verser des bonus équivalent au double du salaire de base n’avait pas connu le même succès. Détenteur de 17% du capital à la suite du sauvetage de la banque durant la crise, le gouvernement allemand avait bloqué la résolution, qui n’avait pas atteint les 75% de «oui» nécessaires.
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