Les actifs asiatiques d’assurance d’ING déchaînent les passions
Une foule de prétendants se tiennent, semble-t-il, sur la ligne de départ et attendent avec impatience le signal de l’organisateur. De sources concordantes, nombre d’assureurs sont disposés à participer à la course dont le vainqueur empochera les actifs asiatiques d’assurance d’ING. Une transaction dont le montant pourrait avoisiner 7 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros), un «bon prix» selon RBS tandis que Rabobank se distingue en misant sur une valorisation possible de 7,7 milliards.
L’appétit des candidats ne fait ainsi pas de doute, ce qui pourrait inciter le groupe de services financiers néerlandais à transmettre dès le mois prochain des informations concernant les comptes de sa branche d’assurance asiatique. Cette cession est attendue dans le cadre du plan de restructuration imposé par la Commission européenne en échange de l’aide publique reçue par ING fin 2008.
Le groupe batave a renoncé en janvier à une double introduction en Bourse de son assurance européenne et asiatique étant donné le manque d’attractivité des marchés du Vieux Continent. ING pourrait vouloir concrétiser l’opération en Asie en dépit d’un jugement début mars par la Cour de Justice européenne estimant que l’aide de l’Etat néerlandais avait été surestimée, ce qui laisse espérer une renégociation possible du programme de restructuration.
Bloomberg évoque en outre le lancement en avril également de la vente de la gestion d’actifs asiatique, pour 500 millions à un milliard de dollars. Pour l’heure, ING est appelé à se séparer de l’ensemble de son activité d’assurance d’ici à fin 2013. Les activités mises en vente en Asie sont très attrayantes, avait indiqué en janvier Jan Hommen, le directeur général d’ING, qui semble aujourd’hui vouloir franchir le pas.
Le Wall Street Journal et Bloomberg ont été les premiers à faire état d’un intérêt de la part de prétendants séduits par les perspectives de développement de la zone, que ce soit les américains MetLife et Prudential Financial, le canadien Manulife Financial, l’italien Banca Generali ou les acteurs régionaux AIA ou KB Financial. Ce dernier, sud-coréen, pourrait miser sur le rachat des activités d’ING dans son pays uniquement. Tous auraient d’ores et déjà mandaté des banques pour les conseiller. Une source indique en outre qu’ING pourrait exclure du périmètre les coentreprises en Inde ou en Chine.
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