L’emploi américain soutient le ton accommodant de la Fed
Si elle avait pris en compte tous les paramètres sur l’emploi qu’elle étudie désormais, la Fed n’aurait certainement pas relevé ses taux aussi vite entre 2015 et 2018… C’est en substance ce que, à plusieurs reprises cet hiver (janvier, février, mars), a expliqué l'économiste Lael Brainard, membre du conseil des gouverneurs de la banque centrale américaine, pour calmer les ardeurs des partisans les plus «faucons» qui voudraient la voir annoncer plus rapidement la réduction de ses programmes accommodants, notamment du QE au travers du «tapering». Depuis août et la définition de sa nouvelle stratégie à Jackson Hole, la Fed a fait de son objectif de plein emploi sa priorité devant l’inflation. Et elle a décidé d’en étudier tous les paramètres, dont plusieurs sont illustrés par le graphique ci-joint : «Le nouveau cadre politique de la Fed dicte une volonté de faire fonctionner l’économie à chaud pour parvenir à un plein emploi inclusif et généralisé», commente Kathy Bostjancic chez Oxford Economics, ajoutant que «les décideurs (de la Fed) ne croient pas que la hausse de l’inflation sera ‘importante ou persistante’».
Au-delà des baisses des inscriptions au chômage (hebdomadaire) et du taux de chômage de base (mensuel), les taux de chômage et d’emploi des Afro-Américains ne s’améliorent pas, le taux de participation global s’améliore très peu, et les données sur les pertes d’emplois permanents, le chômage longue durée ou les salaires empirent…
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