Le test de résistance du Ceiops conforte les grands assureurs
Alors que les assureurs européens sont vent debout contre le projet de réglementation de Solvabilité II (lire L’Agefi du 12 mars), le Comité européen des superviseurs de l’assurance (Ceiops) leur donne des arguments. Selon les résultats du test de résistance publiés hier, les grands groupes seraient assez solides pour résister à différents scénarios de crise financière et économique (voir tableau). L’exercice a été mené en novembre et décembre 2009, auprès de 28 grands assureurs européens représentant plus de 60% des primes perçues sur le marché, à partir de la situation à la fin du mois de juin.
«Il était demandé aux participants de calculer l’effet de différents éléments hostiles sur leur ratio de solvabilité selon trois hypothèses: un scénario défavorable et deux scénarios plus sévères. Dans chacun d’eux, le niveau moyen de capital disponible dépasse l’exigence réglementaire», explique le Ceiops dans un communiqué.
Le scénario «défavorable» reproduit l’évolution des marchés de capitaux entre la fin septembre 2008 et la fin septembre 2009: «l’exercice aboutit à une perte marginale de 10 milliards d’euros, soit une baisse de 3% du capital disponible des participants», souligne le comité. Dès lors, tout l’intérêt de ce test réside paradoxalement dans le fait qu’il repose sur les exigences de Solvabilité I.
En effet, il apporte de l’eau au moulin des assureurs européens dans le débat sur Solvabilité II. Ils s’opposent à la volonté du régulateur d’imposer des normes proches – dans leur principe et leur sévérité – de celles qui sont en cours de négociation pour le secteur bancaire. Une volonté qu’ils trouvent injuste étant donné que leur modèle a bien mieux résisté à la crise.
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