Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps.
Les marchés de taux intègrent un statu quo pour la réunion monétaire de jeudi, au motif que le Conseil pourrait se donner le temps d’évaluer la véritable transmission du choc énergétique à l’inflation. Ils sont cependant persuadés que la BCE procédera à deux hausses de taux ensuite.
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Comme attendu, l'activité a rebondi au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre en Iran sur les prix des carburants. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee entrevoyait une croissance plus forte.