Le lobbying de l’industrie financière a donc porté ses fruits. Vu le poids de l'épargne réglementée dans les dépôts, une spécificité française, les banques craignaient une nouvelle envolée du coût de leurs ressources. Les assureurs, de leur côté, même s’ils s’en défendent, subissent la concurrence entre le Livret A et le fonds en euros de l’assurance vie, aujourd’hui moins rémunérateur. La Caisse des dépôts, qui centralise une bonne part de l'épargne réglementée pour financer le logement social et rémunère les réseaux bancaires pour collecter le Livret A, faisait elle aussi campagne contre une hausse du taux.
Selon un arrêté du 27 janvier 2021, la Banque de France peut déroger à la règle en cas de «circonstances exceptionnelles». Dans son communiqué, l’institution se justifie en indiquant que l’inflation, qui compte pour moitié dans le calcul du taux du Livret A, a commencé à baisser. Elle rappelle également que «le taux du Livret A est un élément central du financement de l’économie française, particulièrement celui du logement social et de la politique de la ville, mais il joue aussi dans le coût de revient des crédits immobiliers et de ceux à destination des PME» et estime qu’«un taux trop élevé, alors que l’épargne réglementée n’a pas d’équivalent chez nos voisins européens, serait préjudiciable à notre activité économique et à la croissance».
«Nous avons décidé de maintenir le taux à 3% pour des raisons d’intérêt économique national», a expliqué Bruno Le Maire. A 3%, la rémunération réelle du produit reste nettement négative, compte tenu du niveau de l’inflation.
Hausse du plafond du LEP
Pour compenser une absence de hausse, pénalisante pour les épargnants, la Banque de France a en revanche annoncé une garantie de maintien du rendement du Livret A à 3% pendant 18 mois, soit jusqu’en janvier 2025. «Une bonne nouvelle», selon le ministre de l’Economie, car «il y avait fort à parier que le taux du Livret A baisse puisque l’inflation a commencé à baisser».
Le taux du Livret d’épargne populaire, accessible sous conditions de ressources, est pour sa part réduit de 6,1% à 6%, soit un niveau supérieur aux 5,6% obtenus en suivant l’application de la formule. Son plafond va aussi être augmenté de 7.700 à 10.000 euros, a indiqué Bruno Le Maire. Le nombre de LEP est passé de 6,9 millions fin 2021 à 9,7 millions en mai dernier sur 18,6 millions de Français éligibles, selon la Banque de France.
Le ministre a par ailleurs annoncé que les Français pourront débloquer de leur plan d’épargne logement (PEL) les «sommes nécessaires» pour financer des dépenses de rénovation énergétique. Actuellement, un PEL doit être conservé quatre ans pour donner droit à tous ses avantages et tout retrait entraîne la fermeture du plan.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
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La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »