Le Royaume-Uni progresse dans la sinueuse évolution de son paysage bancaire
L’autorité de la concurrence a validé les plans de cessions d’agences par RBS et Lloyds Banking Group. L’Etat va céder des titres de cette dernière
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Benoît Menou
Le gouvernement met en œuvre la plus importante évolution de notre système bancaire depuis une génération, et le renforcement de la concurrence constitue un élément essentiel de notre vision», a assuré hier dans un communiqué le ministre britannique des Finances, George Osborne. Le gouvernement peut dans ce contexte en effet se féliciter de la décision de l’autorité de la concurrence, l’Office of Fair Trading (OFT), qui a validé hier les projets de cessions de réseaux d’agences par Royal Bank of Scotland (315 agences) et Lloyds Banking Group (631 agences). Des cessions exigées par les autorités européennes en contrepartie de l’aide publique massive reçue au plus fort de la crise, respectivement de 45,5 et 20,5 milliards de livres pour les deux géants bancaires britanniques.
Surtout pour le gouvernement, l’horizon de la cession par Lloyds de ces agences, rebaptisées TSB, devrait permettre aux pouvoirs publics de s’alléger rapidement au capital. L’Etat détient 39% du capital, et pourrait agir dès cette semaine en mettant en vente un quart de sa participation pour un montant voisin de 5 milliards de livres. Hier, le titre Lloyds a cédé 2,6% à 75,99 pence, contre un prix moyen d’acquisition par l’Etat en 2008 de 73,6 pence.
L’OFT contraint tout de même Lloyds à renforcer les agences TSB avant leur mise en vente. Le gouvernement va demander à Bruxelles un délai supplémentaire pour cette opération, exigée pour l’instant d’ici le mois de novembre. Lloyds a fait part de sa «détermination à jouer son rôle» dans le renforcement du secteur bancaire britannique, au service de ses clients et de l’économie. De son côté, RBS, dont l’Etat détient 81% du capital, a fait part de sa «confiance» à voir la cession de ses agences permettre d’«accroître la concurrence et le choix pour les ménages et les petites entreprises».
Des sources proches de la procédure de vente ont confié à Reuters que RBS disposait d’une liste restreinte de trois offres, des consortiums menés par Blackstone et Corsair Capital faisant figure de favoris.
L’autorité de la concurrence a tout de même souligné son inquiétude face à la domination du marché bancaire par ses quatre principaux acteurs et concédé que les cessions de réseaux par RBS et Lloyds n’auraient dans ce cadre qu’un impact limité. La part de Lloyds sur les comptes courants baissera à cette occasion de 4 points à 30%.
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