« Le risk manager vit un âge d’or »
Comment définissez-vous le rôle d’un risk manager ?
Cela dépend beaucoup de la maturité de l’entreprise dans laquelle il travaille. Mais globalement, il s’agit d’un chef d’orchestre qui identifie, maîtrise ou transfère les risques de manière à améliorer la résilience de sa société.
Quelles sont ses compétences clefs ?
Outre la rigueur et la compréhension financière et assurantielle des risques, sa première compétence est la communication. Il doit pouvoir diffuser la culture du risque en associant l’ensemble des services au moment de la cartographie des risques, mais aussi dans le cadre d’une vigilance quotidienne. Il lui faut être capable d’accompagner le Comex dans ses décisions pour préserver l’entreprise. Le risk manager doit enfin pouvoir rédiger la partie « risque » du document de référence à destination des marchés pour présenter les vulnérabilités de l’entreprise de manière honnête et rassurante. Il a donc une grande indépendance, mais ce n’est pas un lanceur d’alerte ou un auditeur : s’il y a un désaccord majeur avec la direction sur un risque, il se démet ou se soumet.
Le risk manager a-t-il les moyens de sa mission ?
Le plus souvent, oui. Il est de plus en plus rattaché à la direction générale, ce qui démontre sa légitimité en interne. Mais surtout, dans un contexte exigeant sur le plan cyber, géopolitique et environnemental, le risk manager vit un âge d’or. Il s’assure que l’entreprise résiste à de tels changements. Mieux, il l’aide à se saisir des opportunités de manière raisonnée et durable. A l’Amrae, nous pensons que la gestion des risques n’est pas seulement une source de résilience de l’entreprise. Si, comme nous l’espérons, la culture de la gestion de risques se diffuse aux ETI et PME, c’est l’ensemble du tissu économique qui deviendra résilient.
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