« Le risk manager vit un âge d’or »
Comment définissez-vous le rôle d’un risk manager ?
Cela dépend beaucoup de la maturité de l’entreprise dans laquelle il travaille. Mais globalement, il s’agit d’un chef d’orchestre qui identifie, maîtrise ou transfère les risques de manière à améliorer la résilience de sa société.
Quelles sont ses compétences clefs ?
Outre la rigueur et la compréhension financière et assurantielle des risques, sa première compétence est la communication. Il doit pouvoir diffuser la culture du risque en associant l’ensemble des services au moment de la cartographie des risques, mais aussi dans le cadre d’une vigilance quotidienne. Il lui faut être capable d’accompagner le Comex dans ses décisions pour préserver l’entreprise. Le risk manager doit enfin pouvoir rédiger la partie « risque » du document de référence à destination des marchés pour présenter les vulnérabilités de l’entreprise de manière honnête et rassurante. Il a donc une grande indépendance, mais ce n’est pas un lanceur d’alerte ou un auditeur : s’il y a un désaccord majeur avec la direction sur un risque, il se démet ou se soumet.
Le risk manager a-t-il les moyens de sa mission ?
Le plus souvent, oui. Il est de plus en plus rattaché à la direction générale, ce qui démontre sa légitimité en interne. Mais surtout, dans un contexte exigeant sur le plan cyber, géopolitique et environnemental, le risk manager vit un âge d’or. Il s’assure que l’entreprise résiste à de tels changements. Mieux, il l’aide à se saisir des opportunités de manière raisonnée et durable. A l’Amrae, nous pensons que la gestion des risques n’est pas seulement une source de résilience de l’entreprise. Si, comme nous l’espérons, la culture de la gestion de risques se diffuse aux ETI et PME, c’est l’ensemble du tissu économique qui deviendra résilient.
Plus d'articles du même thème
-
STMicroelectronics veut prolonger le mandat de son patron jusqu'en 2028
Le président du directoire et directeur général du groupe, Jean-Marc Chéry, avait été reconduit à la tête de STMicroelectronics pour trois ans en 2024. -
MPS continue de défendre son projet industriel face à l’offre d’Intesa
A l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire, la banque de Sienne a exprimé ses réserves à l’égard de l’offre de la principale banque italienne, sans toutefois annoncer de contre-mesures défensives. -
Publicis confirme ses objectifs après un trimestre meilleur que prévu
Confortés par le gain d'importants contrats, les dirigeants du géant de la publicité estiment en outre que leur groupe est en position de surperformer de nouveau son marché en 2027.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Intelligence artificielleLes 100 qui font l'IA en Europe (2026) : les penseurs
Avec le cabinet de conseil Oliver Wyman, l'Opinion révèle les 12 personnalités de l'IA de la catégorie « penseurs ». Ils se sont distingués cette année pour avoir fait avancer les sciences et la réflexion autour de l'intelligence artificielle, d'un point de vue académique, éthique ou sociétal -
DynastieDroits de succession : les transmissions d'entreprises dans le viseur
Au nom de la sauvegarde de l'emploi, les transmissions d'entreprises sont très peu taxées outre-Rhin. -
L'énergie du désespoirMidterms : le deal du diesel russe arrive peut-être trop tard pour Donald Trump
Le président américain cherche à tout prix à calmer la flambée des prix des carburants aux Etats-Unis avant le 3 novembre. Mais la fenêtre pour y parvenir se referme déjà