Le recul des pertes sur crédit soutient les résultats de Citi et Wells Fargo
Grâce à son activité de banque de détail, Citigroup a compensé les mauvaises performances de sa BFI et fait état d’une hausse de ses bénéfices au troisième trimestre. Sans prendre en compte un gain avant impôts de 1,9 milliard de dollars lié à la perte de valeur de sa propre dette, le bénéfice net de la banque américaine ressort à 0,84 dollar par action, contre 0,70 dollar un an plus tôt. Citi a en revanche vu ses revenus baisser de 8% sur un an, à 18,9 milliards de dollars, plombés par les activités de BFI (-12%) ainsi que par la poursuite de la baisse du montant des actifs de Citi Holdings, ramenant la part de cette branche à 15% du bilan du groupe.
«Citi continue de naviguer dans un environnement économique difficile et a délivré un autre trimestre de résultats opérationnels solides. Nous continuons à gérer notre risque de façon prudente tout en faisant croître les activités qui sont au cœur de notre stratégie», déclare le directeur général de la banque, Vikram Pandit.
Le groupe a enregistré une baisse de 47% du coût du crédit sur un an, à 1,4 milliard de dollars, à la faveur d’un recul sensible de ses pertes sur créances (-41%). La banque souligne que la qualité de crédit de son portefeuille de prêts aux particuliers continue de s’améliorer. Le montant de ses créances douteuses liées aux particuliers a reculé de 36% sur un an, à 7,9 milliards tandis que celui lié aux entreprises a baissé de 58% sur an à 4,2 milliards.
Si les revenus de son activité de banque de détail en Amérique du Nord ont baissé, notamment dans les cartes de crédit, ils ont enregistré une croissance de 10% à l’international, principalement grâce à l’Asie et à l’Amérique latine. La banque en a profité pour faire un point sur son exposition «GIIPS», qui s’élève en net à 7,1 milliards de dollars, contre 2 milliards en France et en Belgique.
Wells Fargo, de son côté, a publié un bénéfice net record de 4,1 milliards de dollars, en hausse de 21% sur un an. Mais la baisse de ses revenus légèrement plus importante que prévu en raison d’une contraction de sa marge nette a fait chuter son cours de Bourse à Wall Street. Comme sa concurrente, la banque a profité d’une amélioration de la qualité de ses crédits en banque de détail pour le septième trimestre consécutif. Ses créances douteuses ont baissé de 4% par rapport aux trois mois précédents, à 26,8 milliards.
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