Le profil technique des réassureurs s’est amélioré au troisième trimestre

Le français Scor et l’allemand Munich Re ont profité d’une sinistralité clémente. L’impact a été positif sur le ratio combiné en non-vie.
Antoine Duroyon

A la différence du numéro un mondial de la réassurance Munich Re, Scor a tenu le consensus au troisième trimestre. Si le groupe allemand a publié un bénéfice net de 735 millions d’euros, en hausse de 16% en glissement annuel, son concurrent français a fait état d’un résultat de 121 millions d’euros (+7%), soutenu par l’intégration de Generali US et la clémence des catastrophes naturelles.

Le volume de primes brutes émises par Scor a progressé dans le même temps de 15,7% à 2,95 milliards d’euros. Sur la partie non-vie, Scor Global P&C a confirmé sa discipline en affichant un ratio combiné en recul de 90 points de base sur un an, à 92,8%. Le pôle confirme la prévision d’un volume de primes brutes émises de 5 milliards d’euros pour 2014, après les 3,67 milliards enregistrés sur les neuf premiers mois de l’année.

En ce qui concerne la partie vie, l’activité de Scor Global Life, avec des primes brutes émises en augmentation de 11,6% à 1,67 milliard d’euros, a été portée par le développement des solutions financières dans les pays asiatiques et latino-américains. La marge technique reste stable à 7,2%. A l’actif, Bryan Garnier souligne la hausse du rendement des actifs (RoI) récurrent (de 2% à 2,1%) chez Scor Global Investments, essentiellement grâce au «re-risking» graduel du portefeuille. Le renchérissement du dollar a également eu un effet positif.

Les liquidités représentaient 10% des actifs à fin septembre, en baisse d’un point par rapport à fin juin. Cette évolution «est encourageante dans un secteur où la tendance générale demeure baissière. Cela constitue une bonne nouvelle pour compenser un environnement de réassurance P&C très exigeant», estime le courtier. Mercredi, Hannover Re avait dévoilé des résultats meilleurs que prévu, fortifié lui aussi par ses investissements.

Chez Munich Re, en revanche, le pilotage des investissements s’est traduit par une baisse de leur rentabilité de 16% à 1,8 milliard d’euros au troisième trimestre. Sur le plan opérationnel, en dépit d’une intense concurrence, Munich Re s’est illustré en non-vie. Oddo mentionne aussi une «bonne nouvelle» dans l’assurance primaire, avec un résultat net en hausse de 64% à 155 millions d’euros, en partie grâce à la bonne performance d’Ergo. La direction attend désormais pour 2014 un résultat net légèrement supérieur à 3 milliards d’euros.

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