Le poids des banques systémiques à l’international a évolué depuis la crise
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Agefi.fr
Les fonds émergents actions ont essuyé une cinquième semaine de retraits de capitaux. Crédit Fotolia.
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Les activités transfrontières des banques internationales d’importance systémique (G-SIBs) ont diminué de 20% par rapport à leur plus haut historique début 2008 du fait de la crise financière mondiale de 2007 mais aussi de celle de la zone euro qui en a résulté, indique un rapport publiée par le think tank Bruegel, fin avril, sur la base des statistiques bancaires internationales de la BRI (2017).
Intitulé «What happened to global banking after the crisis», ce rapport précise que les activités internationales sont revenues à leur niveau de 2006, avant que ces groupes multiplient leurs implantations internationales dans les mois qui ont précédé la crise. Ces G-SIBs, qui constituent environ la moitié du système bancaire mondial, affichaient une part des actifs étrangers dans le total de leurs actifs de 35% en 2015, contre 44% en 2007.
La cause? Un durcissement de la concurrence subi par ces G-SIBs et non pas un redimensionnement de leurs actifs, rapporte Bruegel, qui souligne le déplacement du business des banques européennes internationales au profit des banques asiatiques, aux activités plus domestiques. A noter que les banques des Etats-Unis ont conservé leur position, indique le rapport.
Au chapitre de la régulation, l’une des mesures importantes qui a été prise depuis la crise est l’augmentation du capital des grandes banques internationales, indique l'étude. «Nous constatons un quasi doublement du ratio de levier (Fonds propres Tiers1 divisés par le total des actifs) de 3,1% en 2007 à 5,9% en 2015. Cela est très bien venu».
De leur côté, les banques européennes se trouvent dans la zone grise, estime le rapport. Ces banques ont réduit leur taille (d’environ 20%), ce qui était attendu en raison de la surcapacité bancaire en Europe, mais ont maintenu leur étendue géographique», précise-t-il. «Néanmoins, la capitalisation des banques de la zone euro est en retrait par rapport à celle de leurs concurrentes chinoises et des Etats-Unis. Alors que la BCE a bien progressé sur la taille et la cohérence du pilier 2 des exigences en capital, nous recommendons fortement de renforcer davantage la capitalisation des banques de la zone-euro», déclarent les auteurs du rapport.
Dernier point soulevé par Bruegel, après la prise de responsabilité de la BCE pour la supervision prudentielle des banques de la zone euro, «la stabilité financière exige un renforcement supplémentaire de l’Union bancaire, à ce jour inachevée, de la zone euro afin de susciter les incitations souhaitées pour les banques et les autorités nationales». Un partage des risques plus abouti (via le Mécanisme européen de stabilité) doit aller en parallèle avec une harmonisation supplémentaire et la limitation des acquisitions par les holdings bancaires d’obligations souveraines nationales, explique encore l'étude.
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