Le phénomène d’inclusion bancaire va être mieux documenté en France
L’Observatoire de l’inclusion bancaire est porté sur les fonts baptismaux. Un décret d’application paru hier au Journal officiel précise les modalités d’organisation et de fonctionnement de cet observatoire créé dans le cadre de la loi bancaire de juillet 2013 (article 56) et rattaché à la Banque de France. Il découle des orientations fixées par le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale adopté par le gouvernement en janvier 2013.
Selon le chercheur Georges Gloukoviezoff, spécialiste des questions d’inclusion financière des particuliers, l’inclusion bancaire vise à «assurer à tous un accès approprié aux services bancaires dont chacun a besoin». D’après l’Insee, 5 millions de personnes environ sont confrontées à des degrés divers à l’exclusion bancaire en France. «C’est un pas positif», estime Georges Gloukoviezoff, en postdoctorat au Geary Institute (University College Dublin), qui s’interroge toutefois sur les moyens alloués à cet observatoire.
Selon la notice explicative du décret, cet observatoire composé de 18 membres bénévoles (représentant les pouvoirs publics, les établissements de crédit et les associations) «est chargé de collecter auprès des établissements de crédit des informations relatives à l’accès et à l’usage des services bancaires et à leurs pratiques en matière d’inclusion bancaire». L’Autorité prudentielle de contrôle et de résolution (ACPR) veillera à ce que les établissements fassent preuve de diligence dans ce domaine. LCL et la Société Générale ont été sanctionnés au cours des douze derniers mois par l’ACPR pour non respect du droit au compte.
Pour mener à bien sa mission, l’observatoire produira et analysera, avec l’aide d’un conseil scientifique, des indicateurs d’inclusion bancaire. Un rapport annuel en fera le compte-rendu et fournira d’éventuelles préconisations. Ce document pourra également compiler les bonnes et les mauvaises pratiques individuelles de certains établissements de crédit.
Deux autres décrets d’application de la loi bancaire sont parus le même jour. L’un oblige les banques à proposer une offre commerciale adaptée à leurs clients les plus fragiles. L’autre contraint les établissements à informer leurs clients avant de leur facturer des frais liés à des irrégularités et incidents de paiement. De nouvelles exigences pour la profession.
Plus d'articles du même thème
-
« Nous sommes positifs sur les actions japonaises, surtout les entreprises de taille moyenne »
Charles-Henri Kerkhove, directeur de l'allocation d’actifs chez Fidelity International -
«Il reste difficile de construire un scénario de renforcement du yen d’ici à la fin d’année»
Emmanuel Kizilian, gérant obligataire chez Cholet Dupont AM. -
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Canicule : malgré la baisse de la chaleur, les effets sanitaires « restent devant nous », prévient l'exécutif
Dans les hôpitaux, « un plateau haut va s’installer pendant plusieurs jours, par effet de latence sanitaire (déshydratation, décompensations, hospitalisations différées) », constatent les services du Premier ministre, samedi 27 juin. On compte 37 départements en vigilance rouge canicule ce jour, soit moins qu’hier -
IA : Washington réautorise un accès limité au modèle Mythos d'Anthropic
Il y a deux semaines, Howard Lutnick, ministre américain du Commerce, avait demandé à Anthropic de cesser l’accès à deux modèles de pointe. Ce pour des raisons de sécurité nationale à la suite de la détection de failles -
Le Burkina Faso rompt ses relations diplomatiques avec la France
Par la voix du ministère des Affaires étrangères, la France a dit « regretter » une « décision hostile et sans fondement ». De son côté, la junte fustige l’« activisme incessant » de Paris et « des ambitions néocoloniales affichées »