Le flou règne autour d’un possible rapprochement entre Crédit Agricole et BPM
Le Credit Agricole et Banco BPM auraient signé un accord de confidentialité concernant des discussions formelles en vue d’un rapprochement, affirme le quotidien italien Il Messagero, information confirmée par Reuters qui avait déjà fait part début octobre de discussions entre les deux groupes.
Certains analystes se révèlent cependant sceptiques sur une telle opération à ce niveau. L’équipe de recherche de BNP Paribas, par exemple, ne voit pas pour quelle raison Banco BPM abandonnerait son autonomie. Les analystes mettent aussi en avant des effets néfastes pour le bilan de la banque française. Les dettes de Banco BPM ne sont en effet pas toutes éligibles pour le calcul des ratios prudentiels de Crédit Agricole SA. Si rapprochement il y avait, l’alternative pourrait, toujours selon la recherche de BNP Paribas, être une fusion de Cariparma (Credit Agricole Italia) avec Banco BPM, ce qui ferait du Crédit Agricole son premier actionnaire.
Contacté par L’Agefi, le Crédit Agricole ne souhaite pas faire de commentaire. La banque confirme ce qu’elle avait déclaré en octobre à la suite des premières rumeurs de rapprochement, à savoir que « depuis des années, les échanges sont fréquents entre Crédit Agricole et BBPM, dans le cadre du partenariat et de la JV avec Banco BPM, Agos, dans le domaine du crédit à la consommation ».
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Goldman Sachs s’apprête à entrer sur le marché européen des ETF à rendement défini
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Poutine ordonne l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours alors que les émissaires de Trump sont à Moscou
Jared Kushner et Steve Witkoff, les deux émissaires de Donald Trump, se trouvent actuellement à Moscou, samedi 5 septembre, où ils doivent rencontrer Vladimir Poutine. Ils seront le lendemain à Kiev, une première pour eux, pour un entretien avec Volodymyr Zelensky. La pause dans les frappes commence dans la nuit de ce samedi à dimanche -
Couteau dans le dosVolkswagen : pourquoi les salariés ont soutenu la suppression de 50 000 postes supplémentaires
Le principal syndicat du groupe automobile estime que l'accord laisse la porte ouverte à une poursuite d'activités ou une reprise des quatre usines menacées outre-Rhin -
La roue tourneDette américaine : le signal du fonds souverain norvégien à Donald Trump
Les investisseurs étrangers invoquent toutes sortes de raisons pour justifier une baisse de leur exposition à la dette publique américaine