Le Crédit Coopératif va migrer son informatique sur celle de BPCE
Le Crédit Coopératif cultive sa différence, mais aussi son appartenance au groupe BPCE. La banque a décidé de migrer son système d’information de sa propre plate-forme actuelle vers la plate-forme ITCE (Informatique et technologies Caisse d’Epargne). Le plan d’investissement prévu pour ce projet est évalué à 70.000 jours homme, et les investissements ont commencé à être comptabilisés dans l’exercice 2014.
Cette migration répond aux enjeux de développement et de modernisation de la banque, en relation notamment avec la montée en puissance du numérique, mais aussi à l’adaptation aux évolutions réglementaires. «La décision a été prise en avril 2014. Nous entrons pour trois ou quatre mois dans la phase d’analyse détaillée, puis il y aura environ trente mois de phase de mise en œuvre», précise Christine Jacglin, directrice générale du Crédit Coopératif.
Suite au départ en retraite de François Dorémus, la banque a nommé le 29 janvier une nouvelle directrice générale qui a pris ses fonctions lundi 2 mars. Christine Jacglin, entrée comme inspectrice à la Banque Populaire en 1987, y a occupé différentes fonctions et dirigeait dernièrement la Banque Populaire d’Alsace qui vient de fusionner avec Lorraine Champagne.
Jean-Louis Bancel, président du Crédit Coopératif, dont le mandat d’administrateur doit être soumis au vote cette année, a présenté vendredi à ses côtés ses résultats annuels 2014. Le produit net bancaire du Crédit Coopératif a crû de 10,5 % l’année dernière, à 410,8 millions d’euros. La marge d’intérêt en est l’élément moteur, en progression de 9,7 %, à 254 millions. La banque a vu son résultat net part du groupe plus que doubler en 2014, atteignant 55 millions d’euros. Son ratio de solvabilité tier one atteint 9,79% fin 2014, contre 9,72% un an plus tôt.
80% du PNB du Crédit Coopératif est réalisé sur sa clientèle historique de petites entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) et d’organismes d’intérêt général, et à 20% sur les particuliers. Ses encours de crédits ont progressé de 6,4%, à 10,64 milliards d’euros. Bpifrance devrait annoncer dans quelques semaines des projets en matière de financement long concernant la clientèle cible du Crédit Coopératif, les acteurs de l’ESS, annonce Jean-Louis Bancel.
Plus d'articles du même thème
-
L’inquiétante correction des marchés de taux
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement. -
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. Un accord entre les différentes parties semble malgré tout encore possible. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.