Le Crédit Agricole va lever le voile sur une douloureuse réorganisation de sa BFI
Le Crédit Agricole s’apprête à dévoiler le plan de réorganisation de ses activités de banque de financement et d’investissement (BFI) à l’occasion duquel seront annoncées des suppressions de postes. Le Figaro avance que la banque envisagerait de supprimer 2.000 postes sur l’ensemble du groupe dont plus du quart en France. Il n’y aurait pas de départs contraints, ajoute le quotidien, qui ne cite pas ses sources. La BFI concentrerait 1.500 de ces départs, le solde de 500 postes concernant le crédit à la consommation et le crédit-bail.
Dans le cadre de son programme de réduction de bilan, la banque devrait ainsi emboîter le pas à BNP Paribas et à la Société générale, qui ont annoncé ces derniers mois plusieurs centaines de suppressions de postes, principalement dans les activités de BFI, les plus touchées par la crise de la zone euro et le durcissement de la réglementation bancaire. «Il y aura demain (mercredi) la présentation du plan de transformation du Crédit agricole CIB (Corporate & Investment Bank) avec l’adaptation à la situation actuelle», a confié à Reuters une source syndicale qui n’a pas souhaité être citée. Selon elle, Crédit agricole CIB réunit ce matin son conseil d’administration à l’issue duquel se tiendra un comité d’entreprise.
BFM Business croyait de son côté savoir hier soir que le Crédit Agricole envisage de fermer une quinzaine de ses succursales de sa BFI dans le monde, et un millier de postes pourraient être supprimés. Les Echos, qui annoncent un «traitement de choc», évoquent ce matin des réductions d’effectifs pouvant atteindre 2.500 postes, dont 1.000 en France. Le quotidien indique notamment que le nombre d’implantations internationales de CA-CIB, de soixante aujourd’hui, est appelé à être divisé par deux à terme.
Fin septembre, le Crédit Agricole a annoncé un plan visant à réduire la taille de son bilan et de ses besoins de financement afin d’adapter son profil financier à la crise financière. La direction avait alors assuré que le plan n’aurait pas de conséquences «majeures» sur l’emploi. Le groupe vise une réduction de 50 milliards d’euros son endettement entre juin 2011 et décembre 2012 et entend réduire son programme de refinancement sur les marchés à moyen et long terme en passant de 22 milliards d’euros en 2011 à 12 milliards en 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle