Le Crédit Agricole digitalise son offre d’assurance santé
Le Crédit Agricole pousse encore ses feux dans l’assurance santé. Environ quatre ans après son arrivéesur le marché de la santé et de la prévoyance collectives, Crédit Agricole Assurances a annoncé hier le lancement de l’application mobile «Ma Santé», incluse sans tarification supplémentaire dans les contrats collectifs, qu’il s’agisse du stock ou des nouveaux contrats. «Nous voulons digitaliser entièrement la gestion des contrats collectifs», a expliqué Pierre Guillocheau, directeur des assurances collectives de Crédit Agricole Assurances, lors d’une conférence de presse.
Cette application permettra aux salariés des entreprises clientes de Crédit Agricole Assurances d’accéder au détail de leurs remboursements, d’effectuer des demandes de prise en charge hospitalière ou bien encore de bénéficier de téléconsultations médicales, en partenariat avec Mondial Assistance. «Nous voulons rendre le sujet de la santé simple et lisible pour nos clients, à l’heure où les réformes en cours, comme le ‘reste à charge zéro’, le complexifient», a poursuivi Pierre Guillocheau. L’application sera étendue aux contrats individuels en 2020, a ajouté le dirigeant.
Des ambitions dans la retraite collective
Contrats individuels et collectifs confondus, l’activité santé de Crédit Agricole Assurances avait réalisé un chiffre d’affaires de 746 millions d’euros en 2017. Un montant en hausse de 15,8% par rapport à 2016, et qui représentait 2,5% du chiffre d’affaires total de Crédit Agricole Assurances, ressorti à 30,4 milliards d’euros en 2017. «Ce n’est pas ridicule du tout, même à l’heure de la concentration de gros acteurs du marché de la santé», a estimé Pierre Guillocheau. L’activité d’assurance santé «a encore connu une croissance à deux chiffres, très forte, en 2018», a-t-il indiqué en amont de la présentation des résultats annuels du Crédit Agricole, le 14 février.
Crédit Agricole Assurances nourrit également des ambitions dans la retraite collective. L’assureur avait noué en 2016 une alliance avec Amundi, le gestionnaire d’actifs du Crédit Agricole, afin de doubler la part de marché du groupe bancaire en retraite collective d’ici à la fin 2019, à 16%. Cette alliance repose en particulier sur une plate-forme internet commune, qui sera déclinée en application mobile en juin ou en septembre, avec de nouveaux services comme un simulateur de retraite, et les avantages comparatifs d’une sortie en capital ou en rente viagère.
Plus d'articles du même thème
-
Gift City fait une tournée auprès des financiers européens
BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Société Générale et Natixis. Quatre banques françaises sont déjà implantées dans cette place financière indienne, destinée à accueillir aussi assureurs et réassureurs, fonds et fintechs grâce à un cadre réglementaire et fiscal attractif. -
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire. -
L'Ordre des experts-comptables veut centraliser la collecte des factures électroniques
Ce nouveau service proposé par l'ECMA, association du Conseil National de l’Ordre des experts-comptables, sera interopérable avec l'ensemble des 140 Plateformes Agréées actuellement par la DGFiP. Il est actuellement en phase pilote avec des acteurs bancaires comme la Société Générale, BNP Paribas, le Crédit Mutuel et le CIC.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
France Inter : Charles Sapin renonce à y intervenir à la suite de la suppression de son édito par la direction
Directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », Charles Sapin a indiqué qu’une séquence de débat était envisagé suite à la suppression de son édito sur France Inter, sous pression des grévistes et syndicalistes. Il a refusé l’offre -
Arabie saoudite : des flammes et de la fumée noire visibles près de l'aéroport de Riyad
Des flammes et de la fumée noire s’élevaient dans les environs de l’aéroport international de Riyad, samedi 19 septembre. D’après Flightradar24, de nombreux vols sont annulés ou retardés. Deux fortes explosions ont eu lieu dans la nuit, après une alerte des autorités prévenant d’une « menace aérienne hostile » -
La stratégie du gouvernement pour faire avaler son budget
Montrer aux marchés que la France agit, aux Français que tout le monde doit faire des efforts, aux oppositions qu'elles n'ont pas intérêt à bloquer ce budget : le Premier ministre cherche à relever ce triple défi