Le Crédit Agricole chamboule l’informatique de ses caisses régionales
Le Crédit Agricole a annoncé ce matin un investissement d’un milliard d’euros en trois ans dans la modernisation de Crédit Agricole Technologies et Services (CATS), l’entreprise dédiée à l’informatique de ses caisses régionales. Le groupe « prévoit une transformation en profondeur de son organisation et de ses modes de travail en s’appuyant sur les meilleurs standards du marché », précise un communiqué.
Les 42 centres informatiques actuels au service des 39 caisses régionales seront regroupés en 14 pôles utilisateurs (crédit, patrimoine...) proches des caisses et en six centres régionaux CATS dédiés à la fabrication de projets. Ces derniers regrouperont 1.200 salariés appartenant déjà à CATS, l’entité actuellement en charge de la maîtrise d’oeuvre (production), auxquels d’ajouteront des équipes assurant aujourd’hui la maîtrise d’ouvrage au sein des caisses régionales, précise le groupe à L’Agefi.
« Cette transformation représente un défi humain colossal avec un accompagnement social sans précédent pour développer les compétences des collaborateurs et attirer les talents de demain », indique le communiqué du groupe. La consultation lancée avec les organisations syndicales devrait s’achever cet été. Le groupe va proposer des reclassements au sein des caisses régionales, des mobilités, des départs en pré-retraite et le recours aux ruptures conventionnelles collectives, précise la porte-parole. En parallèle, au moins 150 à 200 recrutements sont prévus chaque année d’ici à 2023, sachant que l’effectif global devrait rester à son niveau actuel. CATS compte actuellement 1.700 salariés mais le groupe ne précise pas le nombre de salariés dédiés à l’informatique au sein des caisses.
Grâce à cette réorganisation, le Crédit Agricole souhaite diviser par trois le « time to market » (temps de venue sur le marché) de ses offres et applicatifs, développer une expérience utilisateurs « aux meilleurs standards des leaders digitaux » pour ses clients et collaborateurs, et enfin gagner en « flexibilité » pour adapter son système « en temps réel ». Il mettra en place des « squads » pour les 1.200 collaborateurs qui fabriquent les projets (afin de casser la logique séquentielle MOA puis MOE), migrera progressivement vers des technologies de « DevOps » (automatisation des processus) et développera des applications à partir d’API et en mode cloud.
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