Le CIC subit comme ses concurrents l’impact de la Grèce et des marchés
Le CIC a discrètement publié lundi soir sur son site internet ses revenus du troisième trimestre, marqués par une importante dépréciation sur la Grèce et par l’impact des turbulences de marché.
A l’image de ses concurrentes, la banque française a appliqué une décote de 60% sur ses titres souverains grecs, qui s’est traduite par une augmentation du coût du risque de 297 millions d’euros. Sur neuf mois, le coût du risque ressort ainsi à 417 millions, soit une hausse de 28%. L’exposition du CIC au risque souverain grec a été ramenée à 241 millions d’euros contre 448 millions dans les comptes semestriels qui incluaient la dépréciation liée à l’accord du 21 juillet.
L’activité du groupe a également été affectée par la chute des revenus de la banque de marché. Le produit net bancaire (PNB) de cette division est négatif de 132 millions d’euros au troisième trimestre et affiche un repli de 65,6% sur neuf mois, à 179 millions.
Les activités de banque privée du groupe coté ont fortement souffert et affichent un PNB en repli de 36% sur le trimestre. Cette baisse se limite à 1,9% sur neuf mois. En raison principalement de «la baisse de la valeur du portefeuille-titres de participations industrielles», le pôle logistique et holding enregistre un PNB négatif de 146 millions sur trois mois.
La banque de détail a mieux résisté avec une baisse des revenus limitée à 3,7% au cours du trimestre, à 787 millions d’euros. Le nombre de clients a progressé de 1,7% avec une hausse de 18,1% des dépôts. Les encours de crédits augmentent de 3,5% à 100 milliards d’euros.
Le PNB total du CIC ressort à 668 millions au troisième trimestre contre 1,16 milliard l’année précédente. Au 30 septembre, il atteint 3,09 milliards, soit une baisse de 12,6% sur un an.
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