Le CIC repousse encore la limite d'âge de son président
Michel Lucas pourra en théorie tenir les rênes du CIC jusqu’à… 77 ans. C’est l’une des conséquences de la modification des statuts de la filiale du Crédit Mutuel, qui sera approuvée lors de l’assemblée générale de la société le 19 mai. Un nouvel article prévoit en effet que «la limite d’âge pour le président est de 75 ans, éventuellement prorogeable deux ans», selon un avis paru le 18 avril au Balo. Même limite pour le directeur général, qui pourra être assisté de directeurs généraux délégués âgés de 70 ans maximum, avec prorogation éventuelle de deux ans. «Michel Lucas devrait assumer les fonctions de PDG», précise cependant une source interne. Le CIC ne fait pas de commentaire.
Aujourd’hui président du directoire du CIC, Michel Lucas fêtera le 4 mai ses 72 ans. La limite d’âge des membres du directoire, déjà repoussée il y a quelques années, est de 70 ans, prorogeable de deux ans.
Mais cette question ne doit pas éclipser les autres modifications de la gouvernance du CIC. Comme Michel Lucas l’avait annoncé en interne, la banque va troquer sa structure à directoire et conseil de surveillance contre une structure à conseil d’administration et direction générale.
Ce changement devrait entraîner un net resserrement de la gouvernance. Au dernier pointage connu, le conseil de surveillance du CIC comptait 21 membres, dont 3 représentants des salariés et un représentant des salariés actionnaires. Le projet voté en AG prévoit que le conseil d’administration «sera composé de 9 à 18 membres et comportera en outre deux administrateurs élus par les salariés», le poste de représentant des salariés actionnaires étant supprimé. Le premier conseil devrait cependant être assez serré. Les projets de résolution présentés le 19 mai ne proposent la nomination que de 9 administrateurs: outre Michel Lucas, on trouve 7 représentants des différentes structures du Crédit Mutuel (Fédérations régionales, Caisse centrale, Banque fédérative du Crédit Mutuel…), et Massimo Ponzellini, le président du partenaire italien Banca Popolare di Milano.
Selon un bon connaisseur du CIC, cette réforme en appelle d’autres. La banque pourrait encore dans les 24 mois qui viennent simplifier sa structure. En ligne de mire, cette fois, les banques régionales du groupe (Lyonnaise de Banque, etc.) qui sont encore des établissements de plein exercice dotés de leur propre conseil, alors même que leur gestion s’est centralisée ces dernières années.
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