« Le Brexit a été un accélérateur pour les délocalisations bancaires »
Quelles grandes tendances en matière d’emploi se dessinent à la City depuis le référendum du Brexit ?
Les chiffres pointent clairement vers un recul de l’activité et une diminution progressive de la main-d’œuvre dans le secteur de la finance à Londres. En réalité, le Brexit n’a fait qu’accélérer une tendance déjà bien ancrée : depuis quelques années, les banques délocalisent leurs fonctions de back office et de middle office à Dublin en Irlande ou encore dans leurs hubs nationaux de façon à réduire considérablement leurs coûts. Cela ne signifie pas que la City a cessé de recruter : les fonctions réglementaires ou encore les métiers liés à la fintech continuent d’embaucher.
Les transferts annoncés par les banques à destination de villes en Europe continentale sont-ils en phase de concrétisation ?
Certaines banques ont passé ce cap mais cela reste assez marginal. Le plus gros des transferts interviendra dans le courant de cette année et la suivante. L’issue des négociations sur la relation future entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ne changera sans doute pas fondamentalement les projets de ces établissements, qui, pour la plupart, ont d’ores et déjà annoncé l’identité de leur hub en Europe continentale. Ces délocalisations par établissement se chiffreront pour la plupart en centaines de postes plutôt qu’en milliers, ce qui érodera sans doute le dynamisme de la City…sans pour autant signer la fin de sa prédominance sur la scène de la finance internationale.
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