Laurent Rousseau quitte la direction générale de Scor
Difficile d'être programmé pour succéder à Denis Kessler. Le réassureur Scor a annoncé jeudi le départ de son directeur général Laurent Rousseau et la nomination à son poste de Thierry Léger à compter du 1er mai prochain. Thierry Léger était jusqu'à présent directeur de la souscription chez Swiss Re.
Laurent Rousseau quitte le groupe pour «poursuivre d’autres opportunités professionnelles», a indiqué Scor dans un communiqué.
Ce départ surprise intervient sur fond de tensions entre Denis Kessler, président du réassureur et ex-PDG, et son numéro deux. Le plan de redressement du groupe, dévoilé fin 2022 en même temps qu’un report du prochain plan stratégique, avait cristallisé ces tensions. Le conseil d’administration a tranché en faveur d’un renouvellement de la direction générale, alors que même que le cours de Bourse de Scor s'était redressé de plus de 70% depuis ces annonces.
Intérim
Laurent Rousseau avait pris les rênes de Scor en 2021 pour remplacer Benoît Ribadeau-Dumas. Censé devenir numéro deux de Denis Kessler à la dissociation des fonctions de PDG de ce dernier, l’ex-directeur de cabinet d’Edouard Philippe à Matignon n'était resté que quelques mois.
François de Varenne, membre du comité exécutif, est nommé avec effet immédiat directeur général de Scor par intérim jusqu'à la prise de fonctions de Thierry Léger.
«Thierry Léger a la charge d'élaborer un nouveau plan stratégique engageant et ambitieux pour Scor, dont il esquissera les orientations et les principaux axes à l’assemblée générale de 2023», a indiqué le réassureur.
Plus d'articles du même thème
-
Les réassureurs européens résistent encore aux tensions géopolitiques
Malgré les difficultés liées au taux de change et un environnement de marché plus concurrentiel, les réassureurs continuent de surperformer le marché. Depuis le début de l'année, le secteur s'est montré particulièrement résilient. Mais les renouvellements d’avril seront surveillés de près. -
Les assureurs redoutent un scénario noir sur les catastrophes naturelles
En 2025, les pertes assurées sur les catastrophes naturelles hors événements exceptionnels ont totalisé moins de 110 milliards de dollars, sous la moyenne à long terme. Dans son rapport sur les risques, Swiss Re estime cependant que ce montant pourrait facilement être triplé en cas d’année difficile. -
CCR ajuste ses placements à l’allongement de son passif
Le réassureur public spécialisé dans la couverture des catastrophes naturelles a bouclé la vente d’Arundo Re. Son nouveau profil actif/passif lui permet de s’ouvrir à des classes d’actifs moins liquides pour améliorer son rendement.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Archimed s'associe à la Caisse pour racheter Stago, leader mondial de l'hémostase
- Peugeot Invest fait le ménage dans son portefeuille
- Martine Legendre (Allianz France) : « En non-coté, on n'achète pas un produit mais une équipe»
- Trente fonds de pension néerlandais ont effectué la transition vers le nouveau système de retraite
- Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France