L’Afer veut pouvoir s’ouvrir à d’autres partenaires qu’Aviva
Les relations entre l’Afer et Aviva continuent d’alimenter les rumeurs. Mais contrairement aux affirmations de La Lettre A d’hier, l’assemblée générale de l’association d’épargnants, prévue le 25 juin, ne devrait pas remettre en cause son partenariat avec l’assureur britannique. Son contrat collectif avec Aviva n’a «pas de date de fin», assure l’association.
Une résolution présentée par un groupe d’adhérents propose bien de «négocier avec le groupe Aviva le partage avec ces derniers de la gestion de leurs 46 milliards d’euros» d’encours pour le compte de l’Afer. Ses chances de récolter un vote positif sont toutefois minces, l’association recommandant à ses membres de voter contre.
Le conseil d’administration de l’Afer soumet en revanche au vote une résolution lui donnant «mandat […] d’agir dans un objectif de diversification des gérants et d’amélioration de l’offre dans l’intérêt des adhérents». L’essentiel de ses encours est actuellement concentré dans un fonds en euros de 40 milliards d’euros. Face à une décollecte d’un milliard d’euros en 2011 et à la baisse des taux, l’Afer pourrait créer de nouvelles poches en unités de compte (UC) avec Aviva Investors France, ou bien avec d’autres gestionnaire d’actifs.
«En tant qu’assureur, nous sommes tout à fait ouverts à lancer un appel d’offres avec l’Afer pour ouvrir son contrat à d’autres gérants sur les UC, car la question ne se pose pas pour le fonds en euros, renchérit Caroline Desaegher, directrice de la communication d’Aviva France. Aviva Investors France en a déjà créé plusieurs pour l’Afer (immobilier, obligations 2017 et Amérique), mais n’a pas d’expertises sur toutes les classes d’actifs». Une nouvelle brèche pourrait donc s’ouvrir, après le lancement, il y a quelques années, de l’UC Opensfer. Confiée à deux autres sociétés de gestion, elles n’est plus commercialisée.
Conscient de la nécessité de se diversifier et de sa dépendance à l’Afer, qui représente la moitié de ses encours, Aviva Investors France a créé une «pépinière» en interne pour lancer de nouveaux produits. La compagnie Aviva France veut également assurer ses arrières. Avec l’Afer, «nous réfléchissons ensemble au lancement d’un contrat euro-croissance», assure Caroline Desaegher. Préconisé par le rapport Berger-Lefebvre, le successeur de l’eurodiversifié n’existe encore que sur le papier.
Plus d'articles du même thème
-
L'Europe est sous la menace du rebond des prix du gaz
Alors que la Chine a commencé à reconstituer ses stocks de gaz et que ceux de l'Europe sont au plus bas, les conditions sont réunies pour pousser les prix à la hausse en l'absence d'accalmie dans le Golfe. -
Icade a limité la casse sur ses revenus au deuxième trimestre
Le groupe immobilier a enregistré au premier semestre des revenus consolidés en baisse de 4,7% sur un an, mais ce repli est toutefois moins marqué qu'au premier trimestre. -
Airbus compte presque doubler son résultat opérationnel à horizon 2029
Le groupe a annoncé s'attendre à un résultat opérationnel compris entre 12 et 13 milliards d’euros pour 2029 contre 7,5 milliards d’euros attendus cette année.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
UltimatumMonique Barbut va présenter sa démission à Emmanuel Macron
La ministre de la Transition écologique a annoncé mardi soir, devant plusieurs médias dont l'Opinion, qu'elle présenterait sa démission au chef de l'Etat. En cause : le refus du gouvernement de revenir sur la réintroduction encadrée de l'acétamipride dans la loi agricole -
RemaniementSNCF : Jean Castex impose sa marque en remaniant la direction de SNCF Voyageurs
Le patron du groupe ferroviaire souhaite « impulser une nouvelle dynamique » chez sa filiale. En interne, Jean Castex défend une autre conception de la décentralisation des activités de sa filiale -
Bras de ferGuerre en Ukraine : les anciens contre les modernes
Le départ du ministre de la Défense Mikhaïlo Fedorov, en conflit sur des choix stratégiques avec le commandant en chef des armées Olexandr Syrsky, a provoqué des manifestations d’ampleur