La Société Générale se donne un cadre pour gérer les restructurations à venir
La Société Générale prépare l’avenir. Elle a signé le 13 février un accord sur «l’évolution des métiers, des conséquences et des emplois», avec quatre organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, SNB) qui doit lui servir de cadre pour gérer les mutations structurelles du secteur bancaire dans les années à venir. La CFDT attend la position de sa fédération le 6 mars pour donner sa réponse.
Cet accord de 63 pages couvre toutes les composantes de la gestion du personnel: mobilité, formation, politiques à destination des jeunes et des seniors, mesures d’accompagnement lors d’une restructuration… Au préalable, le groupe prévoit la création d’un observatoire des métiers. «Cette meilleure connaissance des métiers susceptibles de connaître de fortes évolutions permettra ainsi de contribuer à édifier une véritable démarche en faveur de l’adaptation des salariés aux évolutions à venir», souligne le texte. Une nouvelle instance de dialogue avec les partenaires sociaux sur la stratégie de l’entreprise se réunira chaque trimestre.
«Il s’agit moins d’un accord de gestion prévisionnelle de l’emploi que d’un accord de méthode permanent, pour gérer des réorganisations de type plan de sauvegarde de l’emploi», estime Alain Treviglio, délégué syndical CFDT. Il prévoit notamment une majoration des indemnités pour les départs volontaires qui interviennent dans le cadre de licenciements économiques. Le plan de suppressions de postes mené en 2012 dans la banque de financement et d’investissement aurait ainsi pu être couvert par l’accord si ce dernier avait existé. Dans les services centraux du groupe, particulièrement touchés par des restructurations successives, la gestion de la mobilité et des postes sera confiée à un Campus Métiers Mobilité.
En revanche, le texte ne s’applique pas aux actuels projets de transferts d’activités. La fermeture de deux centres de back-office du réseau en région parisienne, baptisés PSC dans le jargon interne, n’est donc pas concernée. De même que Mikado, le projet de sous-traitance au cabinet Accenture du traitement administratif et comptable d’une partie des activités sur titres de la banque d’investissement.
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