La Société Générale renonce au dividende
La banque française a annoncé ce matin avoir dégagé un résultat net en baisse de 30,6% au troisième trimestre à 622 millions d’euros, alors que le consensus établi par Reuters tablait sur un résultat net en repli de 4% à 858 millions d’euros. Le groupe indique en outre avoir passé une dépréciation additionnelle de 333 millions d’euros sur la Grèce, appliquant une décote de 60% sur la dette publique de la République hellénique.
A titre de comparaison, BNP Paribas a fait état jeudi dernier d’une chute de près de 72% de son bénéfice net trimestriel à 541 millions d’euros, après avoir notamment passé une provision supplémentaire de 2,2 milliards d’euros sur les titres de dette souveraine grecque après application d’une décote de 60%.
Dans un communiqué, la deuxième banque française par la capitalisation boursière indique qu’elle proposera à ses actionnaires de ne pas distribuer de dividende au titre de l’exercice 2011 afin de renforcer ses fonds propres pour surmonter la crise de la zone euro. Sous la pression des marchés et pour rassurer les investisseurs, les trois grandes banques françaises cotées ont lancé en septembre des programme des cessions d’actifs et d’arrêt d’activités destinés à réduire la taille de leur bilan et leurs besoins de financement.
La Société Générale espère dans ce cadre libérer quatre milliards d’euros de fonds propres d’ici 2013. Elle estime aussi être en mesure d’atteindre un ratio de fonds propres de 9% dès le 30 juin 2012, comme l’exige l’Autorité bancaire européenne.
A la Bourse de Paris, l’action SocGen a clôturé lundi en baisse de 2,4% à 17,495 euros. Depuis le début de l’année, le titre a perdu plus de 56% de sa valeur, faisant chuter la capitalisation boursière de la banque à 13,58 milliards d’euros. Sur la période, l’indice bancaire européen a abandonné 32%.
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