La Société Générale rachète Reed Management et sort du Bénin
A quelques heures de la présentation de ses comptes semestriels, attendue jeudi matin, la Société Générale annonce une acquisition et une cession. Mercredi matin, le groupe bancaire a indiqué qu’il allait acquérir 75% du capital de la société de gestion Reed Management, spécialiste de la transition énergétique.
Dans le cadre de cette transaction, dont la finalisation est attendue en septembre prochain, la Société Générale s’engage à allouer 250 millions d’euros au fonds inaugural de Reed Management. Ce fonds serait lancé avant la fin de l’année et soutiendrait les investissements en capital dans les entreprises émergentes de la transition énergétique.
A lire aussi : La Société Générale poursuit son recentrage en vendant la néobanque Shine
«Cet engagement initial de 250 millions d’euros, qui pourrait augmenter jusqu'à 350 millions d’euros, s’inscrit dans l’enveloppe de 700 millions d’euros d’investissement en fonds propres» décidée par la Société Générale, a précisé la banque dans un communiqué.
Lors de sa journée investisseurs de septembre dernier, la Société Générale avait annoncé la création d’un fonds pour la transition énergétique de 1 milliard d’euros, dont 700 millions à investir en fonds propres.
L’acquisition de Reed Management serait «une nouvelle étape dans l’exécution de la feuille de route stratégique du groupe», qui a notamment pour ambition de «contribuer aux besoins de financement spécifiques des leaders émergents de la transition énergétique», a commenté Slawomir Krupa, le directeur général de Société Générale, cité dans le communiqué.
Vente au Bénin
Mardi soir, la banque avait par ailleurs annoncé un accord pour céder la totalité de sa participation dans Société Générale Bénin à l’Etat béninois pour un montant non communiqué, poursuivant ainsi sa sortie du continent africain.
L’accord prévoit «la cession totale des parts du groupe (93,43%) dans Société Générale Bénin, incluant sa succursale Société Générale Togo», a indiqué la banque française dans un communiqué.
L’Etat béninois reprendra la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients et l’ensemble des collaborateurs de cette entité.
Selon la Société Générale, la transaction aura un «un impact positif d’environ 2 points de base sur le ratio de [solvabilité] CET1 du groupe à la date de finalisation attendue d’ici la fin du premier trimestre 2025".
La banque devrait également comptabiliser un impact négatif de 25 millions d’euros dans ses résultats du troisième trimestre à la suite de cette cession, a-t-elle indiqué.
Plus d'articles du même thème
-
L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
Dans un contexte de plus en plus tendu pour la dette française, les investisseurs s'inquiètent des liens entre les banques et l'Etat. Au-delà de la détention de bons du Trésor, il n'est toutefois pas aisé de les établir avec précision. La Banque Postale et les banques mutualistes semblent malgré tout plus exposées que la Société Générale et BNP Paribas. -
Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Les marchés monétaires sont longtemps restés plutôt calmes en zone euro, sous l’effet des achats de la Banque centrale européenne (BCE) en 2020-2022. Aujourd'hui, la volatilité sur les taux interbancaires fait ressurgir le spectre d’une instabilité financière. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Net et sans bavurePrimaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann plébiscité mais après ?
Avec 66 % des votants, le leader de Place publique a surclassé Olivier Faure dès le premier tour. Mais à peine son investiture acquise, certains dans son camp se chargeront de dynamiter cette rampe de lancement -
EditorialAccord Trump-Poutine : LFI et le RN face à leurs ambiguïtés sur l’Ukraine
Sans le faire exprès, l'Américain s’est peut-être invité dans la campagne présidentielle car cet accord peut agir comme un piège pour quiconque cultiverait une quelconque ambivalence sur la Russie -
Crise de croissanceLe régime des micro-entrepreneurs, ce très onéreux dispositif
Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dressent un portrait sévère de ce régime fiscal simplifié