La Société Générale poursuit le renouvellement de son état-major
Avec le départ en retraite annoncé de Philippe Citerne, l’un de ses trois directeurs généraux délégués, le 30 avril, la Société Générale aura quasiment finalisé le renouvellement complet de ses instances dirigeantes. Un processus entamé malgré elle au lendemain de l’affaire Kerviel, en janvier 2008, lorsque la fraude du trader a conduit Daniel Bouton à céder la direction générale à Frédéric Oudéa pour se contenter d’un rôle de président non exécutif.
Numéro deux du groupe, Philippe Citerne, 59 ans, dont trente années à la Société Générale, avait alors pris du champ. Fin connaisseur de la finance européenne et notamment italienne puisqu’il a longtemps siégé au conseil d’UniCredit, il se consacrait depuis à l’intégration de la filiale russe Rosbank. De l’ancienne garde rapprochée de Daniel Bouton, ne reste donc plus que Didier Alix, 62 ans, DG délégué plus particulièrement en charge de la banque de détail. C’est Séverin Cabannes, 50 ans, à la Société Générale depuis 2007 et nommé DG délégué en mai, qui reprendra les attributions de Philippe Citerne.
A l’échelon inférieur, l’affaire Kerviel et la crise ont aussi apporté leurs lots de changements en un an. Philippe Collas a laissé le pôle gestion d’actifs à Jean-Pierre Mustier, lui-même remplacé à la tête de la banque d’investissement par Michel Péretié, ex-Bear Stearns. Jean-François Gautier, lui, fera valoir cet été ses droits à la retraite après avoir dirigé les services financiers spécialisés du groupe. Jean-François Sammarcelli et Jean-Louis Mattei restent pour l’heure aux commandes des deux derniers pôles de la banque, les réseaux de détail en France et à l’international.
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