La Société Générale en-deçà des attentes
La banque a annoncé ce jeudi matin un bénéfice net inférieur aux attentes pour le premier trimestre 2012, pénalisé notamment par les pertes liées à des cessions de portefeuille dans le contexte de crise financière.
Engagée depuis l’automne dans un vaste plan de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI) destiné à renforcer sa solvabilité financière, la Société Générale explique avoir cédé au cours des trois premiers mois de l’année pour 6,4 milliards d’euros d’actifs.
Ces cessions intègrent pour 1,5 milliard d’euros de cessions d’actifs toxiques et pour 4,9 milliards de cessions dans ses activités de financement et de conseil. Ces dernières ont généré pour 226 millions d’euros de dépréciations sur le trimestre.
Le résultat net ressort à 732 millions d’euros, en repli de 20%. D’après le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes tablaient en moyenne sur un résultat de 748 millions d’euros. Au premier trimestre, la banque a vu ses revenus baisser de près de 5% tandis que ses provisions pour risque de crédit ont progressé de 2,7%.
La Société Générale confirme par ailleurs être en mesure d’atteindre ses objectifs de renforcement de capital à l’horizon de fin 2013, avec un ratio de fonds propres durs compris entre 9% et 9,5%. «Les résultats du premier trimestre 2012 et les perspectives des deux prochaines années confirment notre capacité à être au rendez-vous des exigences Bâle III à horizon fin 2013 sans appel au marché», a ainsi déclaré Frédéric Oudéa, le PDG de la banque, cité dans le communiqué.
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