La Société Générale déçoit les attentes
La Société Générale a rapporté jeudi des résultats inférieurs aux attentes du marché au premier trimestre après avoir passé dans ses comptes une dépréciation sur sa dette plus importante que prévu.
La banque indique dans un communiqué que son bénéfice net a reculé de 13,8% à 916 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année alors que les analystes tablaient en moyenne sur un résultat net légèrement supérieur à un milliard d’euros d’après le consensus de la rédaction de Reuters. Le bénéfice net par action ressort ainsi à 1,15 euro contre 1,36 euros au premier trimestre 2010. Le groupe souligne que ce résultat «intègre à hauteur de -239 millions d’euros l’impact de la réévaluation des dettes liées au risque de crédit propre en raison de l’amélioration du spread émetteur de la banque». Sans cette réévaluation, le bénéfice net s'élève à 1,15 milliard d’euros, soit une hausse de 16%.
Le produit net bancaire de la Société Générale s'établit, sur la période, à 6,61 milliards d’euros, soit une hausse de 0,6% par rapport au même trimestre 2010, réévaluation des dettes comprise.
Le coût du risque (provisions liées aux impayés) du groupe a diminué de 22,4%, à 878 millions d’euros, une baisse qui s’explique par «le contexte de stabilisation économique en France, avec un effet positif plus marqué sur la clientèle des entreprises», précise la banque. A l’international, son résultat net chute de 61% en raison d’un «environnement économique toujours dégradé» en Roumanie où la banque est présente avec sa filiale BRD et en Grèce où elle détient Geniki.
Pour Frédéric Oudéa, président-directeur général du groupe, cité dans le communiqué, «les résultats du premier trimestre confirment la solidité des métiers du Groupe et leur capacité de croissance dans un environnement international politique, économique et financier incertain». La banque fait également part d’un renforcement de sa solidité financière avec une génération de 0,3 points de capital au premier trimestre. Le Ratio Tier One est de 10,8%, et le Core Tier One de 8,8% à fin mars.
Mercredi, BNP Paribas, qui a ouvert la saison des résultats du secteur en France, a annoncé un bénéfice net de 2,61 milliards d’euros (en hausse de 14,6%) sur les trois premiers mois de l’année, soit le meilleur résultat des banques de la zone euro devant l’espagnole Santander (2,1 milliards d’euros) et l’allemande Deutsche Bank (2,06 milliards d’euros).
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