« La rétention des talents, un défi à relever »
Où en sont les fintech françaises dans la course à l’innovation qui se joue à l’international ?
Aucune n’a encore atteint le statut de licorne et ne figure parmi les dix plus gros deals sur le premier semestre de l’année. Mais elles évoluent dans la catégorie des « Potentielles »… Des entreprises comme Alan, Younited Credit, Qonto, Lydia ou iBanFirst continuent de lever des fonds et sont en train de se structurer pour atteindre une taille critique qui va leur permettre d’exister dans cette compétition mondiale.
Quels sont leurs atouts sur le marché de l’emploi ?
Le premier, c’est qu’elles partagent le même langage et les mêmes codes que les candidats. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elles peuvent aussi offrir une meilleure rémunération que les acteurs de la finance traditionnelle lorsque l’on compile tous les avantages en nature. Elles se distinguent en outre par un environnement de travail plus convivial, des horaires flexibles, la possibilité de recourir au télétravail… Et comme elles sont passées maîtres dans l’art de raconter leur success story, les fintech ont une petite longueur d’avance aux yeux de nombreux candidats.
Et leurs limites ?
Elles sont confrontées, comme les autres, à la rareté de la ressource. Entre leurs besoins de compétences et les profils disponibles, il y a un vrai fossé. Et celui-ci est accentué par la guerre des talents au niveau mondial et la concurrence des banques, de l’assurance, des grands de la tech et de l’industrie qui se sont lancés à marche forcée dans la digitalisation et recrutent les mêmes profils qu’elles. L’autre défi qu’elles vont devoir relever, c’est la rétention des talents. Certaines voient progresser leur taux de turnover. Cela doit les inciter à structurer une fonction RH qui aura pour mission d’éviter que le passage par une fintech ne se transforme en tremplin pour accéder à une autre entreprise.
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