La rentabilité des banques européennes se redresse
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
EBA European Banking Authority
-
Photo EBA.
Un record. La rentabilité des capitaux propres (RoE) des banques de l’Union européenne est passée de 1,9% au quatrième trimestre 2020 à 7,6% au premier trimestre 2021, rapporte mardi l’Autorité bancaire européenne (EBA) dans son tableau de bord trimestriel des risques. Il s’agit du plus haut niveau atteint depuis la création de ces tableaux de bord, soit 2014. Cette performance a été permise par la contraction du coût du risque, l’augmentation des commissions et des revenus de trading, précise l’autorité.
Dans le même temps, les ratio de capitaux propres (CET1) s’affichent en moyenne à 15,6%, en légère amélioration par rapport au trimestre précédent (15,5%). Le ratio de prêts non performants (NPL) est en baisse de 10 points de base à 2,5% en moyenne, mais cache des hétérogénéités. Ainsi, les secteurs de l’hébergement et de la restauration (qui passe de 8,4% à 9%) et de l’art et des loisirs (de 7,2% à 7,9%) subissent les plus grosses augmentation.
Des hétérogénéités qui traduisent les conséquences économiques de la pandémie, des conséquences qui inquiètent encore. « En ce qui concerne l’avenir, les résultats du questionnaire sur l’évaluation des risques montrent qu’une proportion relativement élevée de banques s’attend plutôt à une détérioration de la qualité des actifs de la plupart des portefeuilles », rapporte l’EBA. Dans le détail, plus de 70 % des banques s’attendent à une détérioration de la qualité des actifs des prêts aux PME, 65% dans le crédit à la consommation et 55% dans l’immobilier commercial.
Le tableau de bord est basé sur un échantillon de 131 banques qui représentent 80 % des actifs du secteur bancaire de l’UE.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides