La Fédération française de l’assurance fait sa mue avant les élections
La FFA se transforme en France Assureurs et dévoile sa plateforme de propositions à l’approche des présidentielles.
Publié le
Jonathan Blondelet
FLORENCE LUSTMAN Présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA)
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Irène de Rosen / Hans Lucas
Fédération française de l’aéronautique, de l’athlétisme ou de l’apéritif. C’est pour éviter la confusion avec toutes ces associations que la Fédération française de l’assurance (FFA) débute l’année 2022 sous un nouveau nom d’usage : France Assureurs. Elle change aussi de logo, en bleu-blanc-rouge, avec une référence à sa raison d’être adoptée l’année dernière : « faire avancer la société en confiance ». « Tous ces travaux ont été auto-financés grâce à une optimisation financière sur d’autres lignes », précise Florence Lustman, présidente de la FFA, qu’il faut donc désormais appeler France Assureurs.
Ce changement s’accompagne surtout du déploiement d’une plateforme présidentielle, destinée à peser dans les débats pré-électoraux. « C’est un temps fort pour les fédérations professionnelles en matière de propositions, d’influence des équipes de campagne mais c’est aussi le moment de tous les dangers car les propositions les plus farfelues peuvent émerger », abonde Florence Lustman.
Une façon de dire que la bataille sera rude sur certains sujets, à commencer par l’assurance vie comme niche fiscale, attaquée par de multiples rapports sur la fiscalité des transmissions en 2021. Le dernier en date, celui du Conseil d’analyse économique, envisageait la suppression de l’avantage fiscal. Franck Le Vallois, directeur général de la fédération, avait réagi dans nos colonnes et avait invité avant tout à se poser « collectivement la question du danger pour l’économie française, pour le financement de l’Etat et pour les entreprises si on déstabilisait le régime fiscal de l’assurance vie ».
Notes de position
La fédération ne compte pas en rester là. Sur les sept livres blancs prévus pour enrichir le contenu de la plateforme – dont deux sur la dépendanceet l’assurance santé déjà publiés – l’un sera centré sur le sujet. « Ce livre, qui sortira bientôt, apportera des éléments objectifs sur l’intérêt du contrat d’assurance vie, grand produit de confiance des Français », martèle Florence Lustman. Un autre vient d’être publié concomitamment à la présentation de la plateforme, « Réussir la transition écologique et renforcer la résilience face aux défis climatiques ».
La transition environnementale et sociale sera l’un des trois thèmes autour desquels les propositions de France Assureurs sur la plateforme s’articuleront, avec la relance et la souveraineté économique et la protection sociale. Le site sera alimenté par les «notes de position» de la Fédération et les apports des internautes qui, à la manière d’un réseau social, pourront liker ou disliker les contenus et faire leurs propres propositions.
France Assureurs entend ainsi réussir là où la FFA a échoué, et sait que redorer son blason auprès du grand public - écorné par l’indemnisation des pertes d’exploitation lors de la crise sanitaire - nécessite de fidéliser son audience. «67% des visiteurs consultent une page puis quittent le site» , concède Florence Lustman, pour qui « ils se renseignent donc de manière très ponctuelle sur une information.»
Si la patronne de France Assureurs ne se prononce pas encore sur la pérennité de la plateforme une fois l’élection passée, elle a assuré que les contenus produits seraient réutilisés.
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