La famille Arnault investit dans Trade Republic qui se valorise 12,5 milliards d’euros
Les fintechs du nord de l’Europe ont décidément le vent en poupe. Après l’introduction réussie à Wall Street du suédois Klarna et les 75 milliards de dollars de valorisation atteints par la britannique Revolut, c’est au tour de Trade Republic d’annoncer une opération majeure.
Le courtier allemand créé en 2015 a indiqué mercredi matin que certains de ses actionnaires historiques ont cédé pour 1,2 milliard d’euros d’actions sur la base d’une valorisation de 12,5 milliards d’euros. Lors de sa dernière levée de fonds, en 2022, la société était valorisée quelque 5 milliards d’euros.
Plusieurs investisseurs existants, tels que Founders Fund, Sequoia, Accel, TCV et Thrive, ont profité de la transaction pour augmenter leur participation mais Trade Republic accueille également de nouveaux venus à son capital.
Deux familles font leur entrée
Outre les fonds d’investissement américains Wellington, Fidelity et Khosla Ventures, ainsi que le fonds souverain singapourien GIC, deux grands noms du capitalisme familial européen font leur entrée : la famille Agnelli, via son fonds Lingotto, et Aglaé Ventures, le fonds de capital risque de la famille Arnault qui contrôle notamment le géant du luxe LVMH (propriétaire de L’Agefi).
«Nous sommes heureux de soutenir la mission de Trade Republic, qui consiste à permettre aux Européens d’épargner et d’investir pour leur avenir. Alors que les systèmes de retraite sont de plus en plus sous pression, Trade Republic construit un accès simple et juste à la constitution de capital pour des millions de personnes. Nous croyons fortement en cette vision et sommes fiers d’accompagner la poursuite de son développement à travers l’Europe», a réagi dans un communiqué Kristina Chvilova, associée chez Aglaé.
Le détail des prises de participations des investisseurs – nouveaux ou existants – n’a pas été précisé. Aglaé investit dans des sociétés technologiques et détient des participations au sein de Netflix, Slack, Spotify ou encore Airbnb. Le fonds de capital risque est également déjà présent dans plusieurs fintechs, telles que Emma, eToro, Mooncard ou Swaive.
Trade Republic revendique plus de 10 millions de clients dans 18 pays européens pour des encours excédant 150 milliards d’euros. Depuis sa création, la société a levé plus d’un milliard d’euros et affirme être rentable depuis trois ans. Elle détient une licence bancaire de plein exercice délivrée par la BCE en 2023.
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