La facture des litiges enfle à nouveau pour Barclays
La banque britannique a passé un milliard de livres de provisions supplémentaires pour couvrir le coût de deux litiges liés à des ventes abusives
Publié le
Antoine Landrot
La note des litiges enfle nouveau pour Barclays. Photo: Chris Ratcliffe/Bloomberg News
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L’ardoise des risques juridiques continue à enfler pour Barclays. La banque britannique a annoncé une provision supplémentaire d’un milliard de livres (1,16 milliard d’euros) pour couvrir le coût des litiges auxquels elle est mêlée. Une communication qui intervient le lendemain de l’annonce du départ en retraite de Chris Lucas, directeur financier de Barclays, et de Mark Harding, son responsable juridique.
Concernant la vente abusive de contrats d’assurance-emprunteur (les «PPI»), Barclays a mis de côté 600 millions de livres, ce qui porte le total des provisions affecté à ce risque à 2,6 milliards depuis le mois de mai 2011. Sur cette somme, «1,6 milliard de livres auront déjà été utilisés au 31 décembre 2012», précise l’établissement dans un communiqué.
Ce scandale a déjà coûté environ 12 milliards de livres en remboursements et dédommagements au secteur bancaire britannique. L’autre volet concerne la mévente de produits de couverture – en l’occurrence des swaps de taux – à des entreprises. Barclays a provisionné 400 millions de livres, portant le montant total des provisions sur ce dossier à 850 millions.
De plus amples détails seront communiqués à la publication de ses résultats le 12 février prochain. Le sujet des litiges sera au centre des préoccupations des observateurs ce jour-là. Les investisseurs, mais aussi les autorités britanniques, émettent de sérieux doutes quant à la capacité de Barclays et de ses homologues à évaluer correctement l’ampleur des coûts relatifs aux nombreux scandales qui remettent en cause la probité du secteur outre-Manche. Ce d’autant plus que les affaires s’enchaînent: Barclays est également l’un des premiers établissements impliqués dans le scandale international de la manipulation du taux interbancaire Libor. La banque est également confrontée à l’accusation de manipulation du marché de l’énergie aux Etats-Unis et à des doutes sur la légalité de la montée à son capital du fonds souverain du Qatar lors de sa recapitalisation en 2008.
L’annonce d’hier est d’ailleurs intervenue le jour de l’audition du nouveau directeur général de Barclays Antony Jenkins et du président David Walker devant une commission d’enquête parlementaire sur les normes bancaires. Cette enquête a été lancée suite à la condamnation du groupe en juin à une amende de 450 millions de dollars dans le scandale du Libor.
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